Malaisie: l'ex-Premier ministre Najib Razak, gracié sous condition par le roi, placé en résidence surveillée

En Malaisie, l'ancien Premier ministre Najib Razak, condamné pour corruption, a été partiellement gracié par le roi. Il finira de purger sa peine en résidence surveillée : une demande de l'ancien chef du gouvernement que la justice avait refusée. Najib Razak avait été condamné pour une affaire retentissante de détournements de fonds au plus haut niveau de l'État.
Publié le :
2 min Temps de lecture
C'est une « grâce sous condition » qu'a accordée le sultan Ibrahim à l'ancien Premier ministre. Najib Razak sera assigné à résidence – où il doit purger sa peine jusqu'en août 2028, si et seulement si il paie une amende de 12 millions de dollars.
Najib Razak avait été condamné à 12 ans de prison – une peine réduite à six ans, par la suite –, reconnu coupable de sept chefs d'accusation pour son implication dans le scandale financier dit 1MDB, du nom du fonds souverain malaisien créé par l'ex-Premier ministre lui-même à son arrivée au pouvoir en 2009. Au total, 4,5 milliards de dollars ont été détournés de ce fonds souverain. C'est l'un des plus grands scandales de corruption internationale.
Des enquêtes menées par les États-Unis et d'autres pays ont révélé que l'argent détourné a servi à plusieurs proches de Najib Razak pour acheter des biens immobiliers de luxe à Manhattan, des tableaux de Monet et Van Gogh, des yachts, des jets privés et même pour produire le film hollywoodien Le Loup de Wall Street avec Leonardo Di Caprio. L'affaire a éclaté en 2016.
Le scandale financier a joué un rôle majeur dans la défaite aux élections de 2018 de Najib Razak et de l'Organisation nationale unifiée des Malais (Umno), le plus ancien parti de Malaisie, au pouvoir depuis l'indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.
Najib Razak a par ailleurs été condamné en décembre 2025 à 15 ans d'emprisonnement pour abus de pouvoir et blanchiment d'argent dans un autre volet, peine censée être effectuée à l'issue de la première de six ans. Il a interjeté appel.
À lire aussiMalaisie: la justice rejette le recours de l'ex-Premier ministre Najib Razak
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.