La revue de presse : deux guerres, et la même conséquence pour le monde

La guerre au Moyen-Orient, cette fois, fait craindre une explosion du prix du diesel dans la presse flamande. En réalité, ces deux guerres, celle au Moyen-Orient et celle en Russie, sont liées finalement par les conséquences qu’elles provoquent au reste du monde. Le pétrole russe bon marché n’est plus disponible depuis le début de l’offensive en Ukraine, et l’approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient n’est plus garanti.
On a vu ce week-end la fragilité des infrastructures saoudiennes, ébranlées par des attaques Houtis, malgré les milliards de dollars d’armements américains sophistiqués dont le royaume dispose. Les exportations d’or noir étouffent de tous les côtés en Arabie saoudite.
Et les Américains regardent. Pourtant, depuis les années 80, rappelle De Standaard, l’Etat du Golfe approvisionne l’Occident en pétrole en échange de la protection américaine. Protection américaine, menée avec des armes américaines achetées aux Américains grâce à l’argent des retombées de l’activité pétrolière du Golfe, précisons-le.
Débrouillez-vous, voilà le message des Américains à la demande d’aide d’urgence des Saoudiens ces derniers jours. L’époque où le dirigeant saoudien Mohammad Ben Salmane caressait le rêve d’une région apaisée et stable, pour en faire un pôle touristique, est morte. Et la poudrière du Golfe, écrit De Standaard, n’en devient que plus explosive.
Et tout cela a des répercussions chez nous. Mais le Belge est prévoyant ! Nombreux sont ceux qui ont souscrit à des contrats pour le gaz naturel, souligne De Morgen. En prévision, parce que cette situation n’est pas une surprise. Les experts avaient prévenu. Des signes qui n’alertent pas démesurément, soulignent De Morgen dans son édito, le ministre fédéral de l’énergie Mathieu Bihet.
Le libéral assure que même dans le "worst case scenario", la Belgique pourra se reposer sur ses réserves stratégiques de gaz, notamment le site de stockage souterrain de gaz de Loenhout (dont le niveau n’est que d’environ 60%), mais aussi sur la place stratégique que notre pays occupe, à la croisée des chemins des réseaux de pipelines.
Pas de quoi paniquer, assure donc Mathieu Bihet, même si la situation est grave, ajoute-t-il.
La peur est mauvaise conseillère, le ministre a raison, consent l’éditorialiste du Morgen. La politique de l’autruche n’est pas franchement rassurante pour autant, ajoute tout de même le quotidien flamand. Tout au long de l’été, les experts ont averti que le faible niveau des réserves de gaz pourrait bien nous coûter cher cet hiver, rappelle De Morgen. Dans Le Soir également, le ministre ajoute qu’il est partisan de nouvelles mesures pour soutenir les ménages face à la hausse des prix.
Il n’y a plus qu’à espérer que les dieux de l’hiver seront cléments, conclut le journal flamand.
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