La revue de presse : "On a bien fait de ne pas réformer l’enseignement flamand"

"Qui se plaint – en Flandre – des conditions dans lesquelles les jeunes sont scolarisés devrait faire un tour en Wallonie. Bâtiments scolaires délabrés, infestés de rats et en manque de prof. Secteur dans lequel MR et Engagés souhaitent réaliser 300 millions d’euros économies". Et l’éditorialiste flamand de le dire sans ambages : "Il n’est pas étonnant, dans ce contexte, qu’élèves et enseignants descendent dans la rue".
Comment ne pas comprendre que paralyser l’école c’est s’attaquer au futur ? Demande Het Nieuwsblad. C’est là que se forme la prochaine génération qui devra assurer la prospérité du pays. Là aussi que se formeront les prochains dirigeants du pays. Et sans doute, admet le quotidien, y a-t-il des fauteurs de troubles, une instrumentalisation de l’extrême gauche et de l’extrême droite. Ceux qui se prospèrent du chaos s’y retrouvent forcément.
"Un tel comportement est prévisible de la part de partis radicaux. Pas de la part d’hommes politiques censés apaiser la situation. Pourtant, attiser les braises, c’est exactement ce qu’a fait le président du MR, Georges-Louis Bouchez qui aura qualifié les manifestants. "Voyous, vandales et individus mal élevés", "Le message n’est pas passé ? L’État sévira contre la manifestation".
Par là, "il prouve une fois de plus qu’il est davantage un provocateur populiste qu’un homme politique responsable. Et pourtant, c’est avec lui que nous devons finaliser des réductions de dépenses à hauteur de 10 milliards d’euros".
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