Attentat raciste en France: la garde à vue du tireur levée pour raisons psychiatriques

La garde à vue de l'assaillant ayant tué vendredi 23 octobre une personne et blessé cinq autres en région parisienne a été suspendue pour raisons psychiatriques, a annoncé dimanche le parquet national antiterroriste (Pnat). Ce dernier a précisé qu’il sera « soumis à une période d'observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures ». La famille de la victime a fait part de son étonnement après cette annonce.
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« À l'issue d'un examen psychiatrique [du principal suspect] réalisé dans la soirée (de samedi, NDLR), sa garde à vue a été levée », a expliqué le Pnat.
« Conformément aux conclusions de l'expert psychiatre, l'intéressé a été transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (à Paris, NDLR) afin d'y être soumis à une période d'observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures », a-t-il ajouté. Le Parquet a précisé que « celle-ci doit permettre d'apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible avec la possibilité de poursuivre ses auditions ».
En revanche, « les gardes à vue des (quatre) membres de l'entourage familial et amical de l'intéressé se poursuivent », a précisé le Pnat. Parmi eux figurent sa mère et son père, avait indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
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« La présence de cannabis et de cocaïne dans son sang »
L'analyse toxicologique réalisée sur le suspect a révélé « la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang », a par ailleurs indiqué le Pnat.
Au cours de son périple sanglant commencé vendredi vers 10h (8h TU) à Trappes et qui s'est poursuivi dans la commune voisine de La Verrière, cet habitant du département des Yvelines, dans la grande couronne parisienne, a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant un Français de 26 ans d'origine africaine et en blessant cinq autres. Selon une source policière, le suspect était « très calme » lors de son arrestation.
La perquisition a révélé qu'il avait piégé son appartement - situé à Plaisir, non loin de Trappes, selon une autre source policière - avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur.
Un exemplaire du livre d'Adolf Hitler, Mein Kampf, a été découvert sur place, tout comme une Bible et un Coran, a indiqué à l'AFP la source proche du dossier. Dans son véhicule, une Renault Clio, ont été retrouvés « un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène », selon le Pnat.
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