Qui était Pengo Bossio Wangi, combattant de MMA, tué par balles lors de l’attentat terroriste raciste à Trappes

Le Français Pengo Bossio Wangi a été la victime de l’attentat terroriste raciste du vendredi 23 octobre à Trappes et La Verrière dans les Yvelines. Ce combattant amateur avait 26 ans et était une figure importante de son club de MMA de la Atch Academy à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
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Alors qu’il marchait tranquillement en pleine rue dans les Yvelines, entre les communes de Trappes et La Verrière, Pengo Bossio Wangi a été emporté par les tirs en rafales de Kévin T, auteur de l’attentat terroriste raciste qui a fait aussi cinq blessés, dont une fille de 12 ans.
Le jeune sportif de 26 ans, originaire de Poissy, a grandi dans le département des Yvelines. Amateur de MMA, il fréquentait la Atch Academy à Aubervilliers depuis trois ans. C’est dans ce club qu’il s’entraînait régulièrement et avait déjà combattu en poids welters (-77 kg) et poids moyens (-84 kg), pour un bilan de trois victoires et quatre défaites. Sur son compte Instagram, la Atch Academy a rendu hommage à l’un des siens. « Pengo faisait partie des nôtres. Sur les tapis comme en dehors, il était de ceux qui donnent l’exemple : présent, respectueux, toujours prêt à pousser les autres vers le haut. Son sourire, son énergie et sa générosité resteront gravés dans nos murs et dans nos cœurs ».
Il rêvait d'être combattant professionnel
Mort sous les balles d’une arme automatique, tirées depuis une voiture, Pengo Bossio Wangi se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Souriant et attentionné, ceux qui l’ont côtoyé se souviennent d’un homme déterminé à devenir combattant professionnel. « Depuis les Yvelines, il se donnait la peine de venir quasiment tous les jours (en soirée au club). Il faisait un trajet d'à peu près 1H20 à l'aller, 1H20 au retour, pour deux heures d'entraînement. Il se dirigeait vers une carrière professionnelle: quelqu'un qui s'investit autant dans ce type de sport, c'est très rare" a indiqué à l’AFP Stéphane Chaufourier, fondateur du club où s’entraînait le jeune homme.
"Quand on a appris la nouvelle, on était bouleversés, parce que c'est un combattant qui venait toujours avec le sourire, qui échangeait beaucoup avec ses collègues", a-t-il ajouté.
Pengo, qui avait grandi en foyer, voyait dans le MMA une porte de sortie sociale confie l’un de ses proches. Solaire, avenant et proche de sa famille, il s’occupait régulièrement des enfants de sa sœur. Une minute de silence est prévue ce samedi soir à Aubervilliers au tournoi 100% Fight pour lui rendre hommage avant une marche blanche dimanche 14h.
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