France: que sait-on des moyens militaires annoncés par Emmanuel Macron et envoyés en Arabie saoudite?

Les moyens militaires français qui doivent être envoyés en Arabie Saoudite le seront à titre « strictement défensif » pour protéger les exportations de brut sur la mer Rouge, a affirmé dimanche 27 septembre le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot. Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi soir l'envoi de soldats, de radars, de systèmes de défense pour protéger le site de Yanbu, principal terminal pétrolier saoudien sur la mer Rouge, ciblé par les rebelles yéménites houthis. Mais le plus grand flou plane encore sur cette opération militaire.
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Quand ? Quel volume de force? Quels moyens déployés? Quatre jours après son annonce, l'opération militaire voulue par l'Élysée reste nimbée d'un épais mystère. Du côté de l'état-major des Armées à Paris, la réponse est laconique : « Pas d'informations complémentaires à ce stade. »
Pour se défendre contre une menace aérienne, plusieurs moyens sont à disposition des armées française. Il y a d'abord le haut du spectre qui sera traité par le SampTMamba et ses missiles Aster d'une portée de 100 kilomètres. Il existe aussi deux systèmes VL mica, d'une portée de 30 kilomètres et enfin les missiles Crotale nouvelle génération pour la basse couche, chacun à sa bulle d'efficacité.
Reste que la France n'a pas beaucoup de missiles en stock et que la priorité des saoudiens, c'est surtout la détection. La France excelle en la matière. Paris pourrait donc envoyer un radar GM 200 destiné à la moyenne altitude ou encore un radar Girafe, montée sur un mât télescopique qui peut scruter jusqu'à 200 kilomètres.
En janvier 2020 pour aider à la détection de missiles iraniens, Paris en avait déjà envoyé un en Arabie Saoudite, l'opération Jaguar était alors soutenue par 50 militaires.
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