Malgré son report en octobre, le Marathon de Montréal ne perd rien de sa popularité
Plus de 20 000 coureurs ont arpenté les rues de Montréal dimanche à l’occasion de la 34e édition du Marathon Beneva de Montréal. Repoussée de quelques semaines cette année, la traditionnelle course n’a rien perdu de sa popularité, attirant autant de participants et supporters qu’à l’habitude.
En raison de la tenue des Championnats du monde de cyclisme à Montréal à la fin du mois de septembre, le rendez-vous annuel montréalais des amateurs de course à pied a exceptionnellement été repoussé au mois d’octobre cette année. Si le froid se faisait sentir à la ligne de départ, vers 7 h 45, le timide soleil d’automne n’a pas tardé à réchauffer les rues de la métropole, pour les quelques 6000 inscrits au marathon et les 15 000 inscrits au demi-marathon.
Après 2 heures, 16 minutes et 29 secondes d’effort, doté du dossard numéro 1, c’est le Kényan Geoffrey Birgen qui a franchi en premier la ligne d’arrivée du 42,2 km chez les hommes. Il conserve ainsi son titre gagné l’an dernier.
Chez les femmes, c’est l’Éthiopienne Alem Gebremariam qui a remporté la première place, avec un temps de 2 heures 29 minutes et 17 secondes.
S’ils ont reçu des pluies d’applaudissements à leur arrivée, les grands champions n’étaient pas la priorité des spectateurs rencontrés sur place.
À proximité des arches d’arrivée, ils étaient des milliers, emmitouflés dans leurs manteaux, à danser et crier pour encourager leurs êtres chers. Connaissaient-ils Geoffrey et Alem ? « Ma fille, c’est ma championne à moi », a raconté en guise de réponse Genevieve Paquin, quelques secondes après avoir vu sa fille terminer son demi-marathon.
Une course d’automne
« Je ne vais pas chialer d’avoir froid quand même », a lancé en riant Guillaume Bilodeau, venu encourager sa copine, qui participait pour la toute première fois au demi-marathon. Après tout, pendant qu’il tentait de se réchauffer sur le bord du parcours, sa conjointe venait de courir plus de 21 km, explique-t-il.
Rassemblés le long des clôtures les séparant des coureurs, les plus expérimentés avaient toutes sortes de stratégies pour attirer l’attention de leurs proches, parfois trop concentrés sur leurs derniers kilomètres pour reconnaître les visages dans la foule.
Déguisement de Lorax — oui, le célèbre personnage de Dr Seuss —, perruques colorées, ballons et pancartes : tous les moyens étaient bons pour se démarquer parmi les milliers de supporters massés aux abords du parcours.
Martine Clément, elle, avait misé sur une imposante perruque bleue. Installée près d’une heure avant l’arrivée prévue de son conjoint, elle surveillait attentivement les coureurs qui défilaient devant elle, bien décidée à ne pas manquer son passage.
« Il est tellement focus en fin de course, ça se peut qu’il ne me voie pas », a-t-elle expliqué, sa perruque solidement fixée sur la tête.
Selon elle, le report du marathon de quelques semaines n’a aucunement entamé la motivation de son conjoint. Bien au contraire, les températures plus fraîches des dernières semaines auraient même facilité sa préparation, lui permettant de s’entraîner dans des conditions plus agréables que lors des chaudes journées de la fin de l’été.
Les organisateurs estiment que près de 140 000 spectateurs ont assisté à, au moins, l’une des deux journées de l’événement. Samedi, 6500 coureurs ont participé au 10 km, 5500 coureurs ont participé au 5 km et 1000 personnes au 1 km.
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