Tensions dans le centre de Liège : les rassemblements de plus de trois personnes interdits dès jeudi

Des centaines d’élèves et d’étudiants ont manifesté ce mercredi dans plusieurs villes wallonnes et à Bruxelles, annonçant une semaine d'action contre la politique menée par la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny et la hausse du prix des abonnements TEC
Derrière la colère et les débordements, les jeunes revendiquent également de meilleures conditions d’études et une école accessible à tous. Leur mobilisation s’inscrit dans la continuité de celui des enseignants et enseignantes contre les réformes du gouvernement dans l’enseignement, mais aussi dans le mouvement des lycéens en France.
À Liège, la tension est montée d’un cran en milieu d’après-midi aux abords de la place de la République française et de la place Saint-Lambert, où plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés. Des pavés ont été lancés contre plusieurs vitrines, notamment celles de la Fnac, des Galeries St-Lambert et de bâtiments de la Province de Liège.
Un abribus a été incendié et la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les personnes présentes et permettre l’intervention des pompiers. Face aux troubles, la Ville de Liège a décidé de diffuser un message BE-Alert invitant les commerçants à fermer leurs établissements. La gare de Liège-Guillemins a également été fermée temporairement.
Le bourgmestre Willy Demeyer a annoncé mercredi soir l'interdiction les rassemblements de plus de trois personnes sur l’ensemble du territoire de la ville, dès ce jeudi 8 octobre à 6h. "Il en va de la sécurité des Liégeoises et des Liégeois, des étudiants, des commerçants et de tous les usagers de la ville", déclare le bourgmestre dans un communiqué.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.