Guinée-Bissau: dépouillement en cours après une participation timide au référendum constitutionnel

En Guinée-Bissau, on vote, ce dimanche 30 août, jusqu'à 17h00 TU et heure locale, un référendum pour approuver ou pas la réforme de la Constitution voulue par la junte qui a pris le pouvoir en novembre dernier et qui entend passer le pays d'un régime semi-parlementaire – jugé instable – à un régime présidentiel fort. L’opposition a appelé au boycott.
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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff
Ce scrutin référendaire est une étape clé précédant les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils, mais le climat politique est tendu dans le pays. À la mi-journée de ce dimanche, la participation était « raisonnable », selon un porte-parole de la commission électorale, « faible », selon l’opposition.
Ainsi, pas de participation massive jusqu’à la mi-journée. À Bissau, la capitale où il a plu toute la matinée, on votait en ordre dispersé.
Tableau similaire dans l’est et le nord du pays où les électeurs ont voté par petits groupes dans le calme, assure la Commission électorale qui a affirmé avoir déployé des forces de sécurité dans l’ensemble des bureaux de vote et confirmé l’absence d’observateurs indépendants pour ce référendum.
Ce vote timide, est-ce l’effet de l’appel au boycott formulé par l’opposition, dont le parti historique du PAIGC ?
Cette réforme de la Constitution ne fait, en tout cas, pas l’unanimité. Les partis d’opposition dénoncent notamment la réécriture en profondeur de la loi fondamentale par un pouvoir de transition non élu et sans dialogue avec l’ensemble des forces vives de la nation.
Les électeurs sont appelés à répondre par « oui » ou par « non » à la question « Êtes-vous d'accord sur l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution approuvée par le Conseil national de transition ? »
Parmi les principaux changements, le nouveau texte prévoit notamment plus de pouvoirs pour le chef de l'État qui pourra nommer et révoquer le Premier ministre, tout comme le gouvernement, et dissoudre le Parlement. Autre changement majeur : une diminution à la fois du nombre de parlementaires, qui de 102 passeront à 65, et du nombre de districts, de 29 à 12, officiellement pour réduire les dépenses publiques.
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