L’Iran dit aux États-Unis qu’il n’y a pas de « solution militaire » à leur conflit

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche qu'il n'y avait pas de « solution militaire » au conflit entre l'Iran et les États-Unis, au moment où les pourparlers entre les deux pays semblent dans l'impasse.
Si nos ennemis choisissent à nouveau la voie de la confrontation militaire, notre riposte sera plus forte qu'auparavant, et nous nous défendrons avec plus de force encore
, a déclaré M. Araghchi, devant des ambassadeurs étrangers à Téhéran.
Il n'existe aucune solution militaire ni aucune solution fondée sur de nouvelles sanctions
, a-t-il ajouté dans son discours, diffusé par la télévision d'État.
Le ministre a fait cette déclaration au moment où les tractations diplomatiques pour un règlement du conflit régional marquent le pas.
Le site d'information américain Axios, citant trois responsables américains, a fait état d'une réunion vendredi à Camp David des principaux membres du cabinet de Donald Trump pour discuter des prochaines étapes envers l'Iran et la situation au Yémen.
Seules des négociations basées sur la justice et l'équité permettront de trouver une solution pour mettre fin à ce conflit et à l'agression illégale et injuste contre l'Iran.

Des navires amarrés à Bandar Abbas, le long du détroit d'Ormuz (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / AMIRHOSSEIN KHORGOOEI
Des responsables américains et iraniens s'étaient rencontrés fin septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant que l'Iran ne propose un plan pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, au cœur du conflit, en échange notamment de la levée des sanctions économiques américaines à son encontre.
Donald Trump a rejeté cette proposition, mais laissé la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes, sans exclure la reprise ultérieure de frappes sur l'Iran.
Dans le même temps, Washington a renforcé sa guerre économique contre Téhéran, imposant de nouvelles sanctions contre son secteur aérien.
Sur le terrain, une accalmie a été observée ces dernières semaines : les États-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d'Ormuz.
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