The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, September 27, 2026

Ingérence : Christine Fréchette s’est « disqualifiée », selon le PQ et le PLQ

Translate

La pression monte autour de Christine Fréchette, embourbée pour une troisième journée consécutive, dimanche, dans un dossier de possible ingérence américaine dont elle n’arrive pas à s’extirper.

Deux des quatre autres chefs ont jugé qu’elle s’est disqualifiée du poste de première ministre en raison de sa gestion du dossier.

Vendredi, la cheffe caquiste se disait très préoccupée par les révélations concernant un groupe de réflexion américain qui appelle, dans un texte sur son site Internet, à soutenir financièrement le Parti québécois (PQ), afin d’affaiblir le Canada.

Plus tard la même journée, Mme Fréchette a minimisé les menaces, avant d’avancer samedi qu'il semblait y avoir des tentatives du côté d'intérêts américains pour déstabiliser le Canada et le Québec.

Dimanche, face aux révélations de Radio-Canada à savoir que la CAQ avait transmis les publications du groupe de réflexion américain à des journalistes dix jours avant d’alerter le SCRS, Mme Fréchette a encore dû se justifier, éclipsant son annonce pour la culture québécoise.

Je vais faire la lumière là-dessus, a-t-elle répété en conférence de presse en réponse à un barrage de questions de journalistes sur ce sujet.

La cheffe de la CAQ a assuré n’avoir pas été mise au courant que ses équipes communiquaient l’information aux journalistes dès le 12 septembre, et a répété avoir été informée de l’existence de ces publications seulement le 19 septembre.

[Mon équipe] aurait dû m'aviser plus tôt, a-t-elle finalement lâché, en mentionnant que celle-ci n’aurait pas vu l’ampleur des risques associés [à cette situation].

12:23

Christine Fréchette a été talonnée sur le sujet par les journalistes en point de presse, dimanche matin.

Christine Fréchette a défendu son leadership en mentionnant qu’elle avait agi selon la procédure habituelle en contactant le vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, ainsi que le SCRS.

Les Québécois doivent être conscients du contexte de relations tendues entre l’administration américaine et le gouvernement Carney, ce qui constituerait un terreau fertile pour des efforts d’ingérence américaine visant à déstabiliser le Canada, a-t-elle plaidé.

Disqualifiée

Pour Paul St-Pierre Plamondon, le constat est limpide : Mme Fréchette s’est disqualifiée comme première ministre.

En conférence de presse à Granby, le chef péquiste soutient que ce dossier, une histoire abracadabrante à ses yeux, soulève de véritables questions sur le jugement et l'intégrité de la CAQ.

Deux choses : soit Christine Fréchette n'a aucune idée de ce qui se passe dans son équipe et de ce que son équipe décide à sa place, auquel cas elle n'a aucun leadership; soit elle nous ment, a lâché l'aspirant premier ministre.

Même verdict pour le chef du Parti libéral du Québec, qui juge aussi que Mme Fréchette s'est disqualifiée en raison de sa gestion du dossier.

Mme Fréchette et la CAQ ont créé de toute évidence cet enjeu vendredi, a dit constater Charles Milliard. Les Québécois voient aujourd’hui que les masques tombent, que c’est une équipe de pee-wee qui a très mal géré cet enjeu.

On savait que la CAQ était au désespoir, mais là, ça vire au scandale et ça vire à la disqualification.

Le chef du parti libéral du Québec, Charles Milliard.

Le chef du parti libéral du Québec, Charles Milliard.

Photo : Radio-Canada / John Jaramillo

Inacceptable, dit Ghazal

La co-porte-parole solidaire, Ruba Ghazal, a aussi tiré à boulets rouges sur l'équipe de Christine Fréchette, après les révélations de Radio-Canada qu'elle a jugées « d'extrêmement troublantes ».

Mme Christine Fréchette, face à des enjeux de sécurité nationale, elle décide de détourner ça pour ses intérêts électoraux. C'est inacceptable, a déclaré la solidaire.

Elle n'a pas fait preuve de transparence, ça, c'est le moins qu'on puisse dire.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a lui aussi écorché le mauvais film dans lequel se trouve depuis trois jours l’équipe de Christine Fréchette.

On sait certainement qu'il y a des gens qui mentent là-dedans, a asséné le chef conservateur en conférence de presse dimanche matin.

Quand tu es dans l'entourage d'un chef, tu ne peux pas informer les médias une semaine avant d'informer ton chef. Si quelqu'un faisait ça dans mon entourage, aujourd'hui, il chercherait une job.

La cheffe de la CAQ avait déjà été étrillée samedi par les autres chefs, qui avaient qualifié cette question d'une possible ingérence américaine de mauvais théâtre et de pétard mouillé, tout en s’en prenant à son leadership.

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.