Décès d’Esekia : l’avocat général réclame que les parents soient reconnus coupables d'assassinat

"Notre société ne tolère pas qu’un enfant faible, fragile, soit affamé jusqu’à ce que mort s’ensuive". C’est par cette phrase que l’avocat général donne le ton dès le début de son réquisitoire dans le procès de Marjorie Brizard et Gilles Viaene, accusés d’avoir donné la mort à leur fils de 11 ans lourdement handicapé à Frameries en 2023.
L’avocat général rappelle tous les efforts réalisés par les professionnels de la santé pour sauver la vie d’Esekia. Efforts rejetés ou systématiquement sapés par les parents.
Monsieur Viaene, si vous cessiez le cannabis, votre enfant pouvait avoir ses compléments alimentaires
Ensuite, le magistrat calcule : le père dépensait, à certaines périodes, jusqu’à 900 euros par mois de cannabis. Il s’adresse au père : "Monsieur Viaene, si vous cessiez le cannabis, votre enfant pouvait avoir ses compléments alimentaires, et je ne vous parle pas des paris en ligne qui pouvaient atteindre 600 euros par mois". Il annonce : "Pour l’Artane (médicament qui était nécessaire au maintien du poids d’Esekia, ndlr), le ticket modérateur est de 38 cents. Mais en raison du statut BIM d’Esekia, il était de… zéro". (BIM : bénéficiaire de l’intervention majorée)
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