Narcotrafic en Équateur: des troupes américaines participent à une opération anti-drogue à Guayaquil

Plusieurs dizaines de militaires et d’agents anti-drogue américains ont participé dans la ville de Samborondon près de Guayaquil à une opération contre des opérateurs du cartel mexicain de Jalisco Nouvelle Génération. Le président équatorien Daniel Noboa l’avait anticipé cette semaine à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies : aucun pays ne peut gagner seul contre un ennemi transnational. Il n’aura fallu que quelques heures pour passer de la théorie à la pratique.
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Avec notre correspondant en Équateur, Eric Samson
La police équatorienne a déployé les gros moyens pour cette opération. 320 policiers ont perquisitionné deux villas de luxe de la banlieue de Guayaquil, le principal port d’exportation de la drogue en Équateur. Ils étaient accompagnés de 50 militaires et agents anti-drogue américains. Bien que cagoulés pour préserver leur identité, ces hommes lourdement armés ne cachaient pas les drapeaux américains sur leurs uniformes.
39 personnes ont été arrêtées de manière simultanée dans les provinces de Guayas, Manabi et Los Rios, dont le leader et le responsable financier d’un réseau lié directement au cartel mexicain de Jalisco Nouvelle Génération.
Si le gouvernement équatorien avait déjà indiqué que des troupes américaines opéraient dans le pays, personne ne les avait encore vues sur le terrain. Selon le ministre de l’Intérieur John Reimberg, leur apport a été indispensable pour mener à bien une enquête de huit mois, grâce notamment à la mise à disposition de l’Équateur de drones et d'équipements sophistiqués.
Grâce à un décret présidentiel signé en juin dernier par le président Daniel Noboa, ces troupes américaines sont assurées de l’impunité judiciaire et peuvent rester 180 jours dans le pays en vertu d’un régime migratoire spécial.
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