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Wednesday, October 7, 2026

L'Ecolo Zakia Khattabi dénonce "un budget totem" bruxellois : "Il n’y a pas de budget, mais c’est l’austérité quand même"

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Zakia Khattabi partage même, sur la crédibilité du budget, une partie du diagnostic de la N-VA. "Pour une fois, je suis d’accord avec la N-VA. Ce budget n’est pas crédible. C’est un budget totem". Elle rejette toutefois la conclusion de la N-VA selon laquelle il faudrait aller plus loin dans les économies.

Pour Ecolo, le problème n’est pas le principe d’un effort budgétaire. Le parti était, selon sa présidente de groupe, prêt à négocier : "Nous étions prêts à négocier des économies. Mais pas celles-là et pas cette méthode". Elle reproche au gouvernement de réaliser des économies sans mesurer suffisamment leurs conséquences.

Elle cite le cas de Safe.brussels, où cinq informaticiens ont été licenciés alors que des critiques portent sur l’état des caméras bruxelloises : "Au moment où on a le plus besoin de techniciens, d’informaticiens pour garantir la sécurité à Bruxelles, ce sont cinq licenciements secs alors qu’ils avaient donné la garantie que ce serait un moratoire et aucun licenciement".

Pour Zakia Khattabi, l’équilibre des comptes ne peut cependant constituer à lui seul un projet politique. "Un budget à l’équilibre comme projet politique, ça ne nourrit pas son homme. Et un équilibre budgétaire dans une région invivable, ça nous fait à tous une belle jambe".

Elle résume sa critique de la trajectoire actuelle avec une autre formule : "On ne sait pas, en fait, aujourd’hui, à quelle sauce nous allons être mangés. Mais en tout cas, les Bruxelloises et les Bruxellois vont être le plat de résistance, c’est sûr".

La présidente du groupe Ecolo a également évoqué la marche pour le climat prévue dimanche à Bruxelles. Pour elle, après un été marqué par de fortes chaleurs, la mobilisation climatique retrouve une urgence très concrète : "Je pense qu’après l’été qu’on vient de vivre, les gens se rendent compte qu’il ne s’agit plus de préparer Bruxelles pour 2050, mais de préparer l’été prochain". 
Elle estime que le reflux des mobilisations climatiques s’expliquait notamment par l’impression, chez les jeunes, que les responsables politiques avaient entendu leurs revendications. Mais, ajoute-t-elle, "le politique n’est plus à la hauteur de la crise. Et donc, retour de cette jeunesse dans la rue".

Interrogée sur le recul très marqué d’Ecolo auprès des jeunes entre 2019 et 2024 et sur un éventuel transfert de cet électorat vers le PTB, Zakia Khattabi ne cherche pas à refaire l’analyse du scrutin : "Le résultat de 2024, il est connu et les analyses de ce résultat, elles sont faites". Sa priorité est ailleurs : "Mon souci aujourd’hui, c’est d’abord que ces jeunes se mobilisent pour le climat, se mobilisent pour leur avenir".
Elle assure vouloir, pour Ecolo, "retourner sur le terrain" et "rétablir le dialogue". Cette volonté intervient aussi après les critiques autour de Good Move, dont elle reconnaît que "la méthode n’a sans doute pas été la meilleure" et affirme que "la méthode va changer".

Quant au nucléaire, elle reconnaît qu’il s’agit de "l’énergie la plus décarbonée", mais rappelle que les réserves d’Ecolo portent notamment sur "le danger du nucléaire et sur les déchets nucléaires".
Pour elle, la priorité reste la sortie des énergies fossiles :
"La réponse, elle est d’abord le désinvestissement massif dans notre économie du fossile". Elle juge dès lors que miser sur le nucléaire pour atteindre les objectifs climatiques est "une fausse bonne idée", notamment au regard du coût et du temps nécessaires aux nouvelles centrales.

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