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Thursday, October 8, 2026

«Nous mangeons comme des oiseaux»: en Italie, les prix alimentaires sévèrement touchés par l'inflation

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Face à la hausse vertigineuse de l’inflation qui a atteint 4,2 % sur un an, le gouvernement de Giorgia Meloni a demandé à la Commission européenne d’insérer la question de la pression inflationniste dans le Conseil de l’Ecofin du 9 octobre. L’objectif est d’obtenir une flexibilité budgétaire supplémentaire pour aider les entreprises et les ménages.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Lenir

Sur une place romaine encore animée après la fermeture du marché, Andrea transporte un panier de fruits et de légumes peu garni. Ce vendeur de céramiques artistiques, affiche un air mélancolique. « La qualité des produits est très médiocre, se désole-t-il, alors que les prix ont augmenté plus que ce qu’indiquent les statistiques officielles. Tout ce qui est superflu s’est mué en exception : dîner au restaurant, aller au cinéma ou au théâtre… »

De fait, un grand nombre d’Italiens modifient leur mode de vie pour simplement se nourrir, sachant qu’en cinq ans, les prix de certains produits essentiels comme les tomates, la viande de poulet et les œufs ont augmenté de plus de 40 %. Poussée, entre autres, par l’augmentation des prix des aliments non transformés - sans oublier celle des prix des biens énergétiques - l'inflation a atteint 4,2 % sur un an en Italie.

« La vie est trop chère aujourd'hui »

Gardienne d’immeuble proche de la retraite, Liliana vit avec son petit-fils, sa fille et son gendre, tous deux travailleurs précaires. Elle restreint drastiquement ses achats. « La vie est trop chère aujourd'hui, insiste-t-elle, la viande, le poisson… Moi, je dois souvent m'en passer. Mais notre jeune de 13 ans a évidemment la priorité sur tout. »

Luigi, la cinquantaine élégante, spécialiste en start-up, a sa propre recette pour rester à l’abri de la flambée des prix. « Avec ma femme, nous mangeons comme des oiseaux », explique-t-il. « Donc passer à huit euros pour un dîner, ce n’est pas grave. Mais la semaine prochaine, nous recevrons à la maison nos cinq enfants âgés de 20 à 30 ans. C’est là que nous mesurerons toute la portée du problème. »

Le 17 octobre, la Ville éternelle accueillera une manifestation nationale à l'appel de la Confédération générale italienne du travail CGIL et d’une centaine d'associations, unies pour défendre le pouvoir d'achat et la qualité de vie.

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