Pierre Poilievre fera campagne en faveur de l’unité canadienne
Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, a annoncé qu’il se rendrait en Alberta la semaine prochaine pour prononcer un discours sur l’unité canadienne, à la veille du référendum sur la séparation organisé dans cette province.
La Chambre des communes sera en pause la semaine prochaine, les députés étant de retour dans leurs circonscriptions pour la fin de semaine de l’Action de grâce.
M. Poilievre doit prononcer son discours lors de la conférence du réseau « Canada Strong and Free » à Calgary, le 16 octobre. Son intervention devrait être suivie d’une allocution de la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith.
Le programme indique le titre du discours de M. Poilievre : « La dérive canadienne : redonner confiance, prospérité et liberté à l’Alberta. »
Lors d’une conférence de presse, vendredi, à Burlington, en Ontario, M. Poilievre a déclaré qu’il mènerait « une campagne additionnelle sur le terrain ».
« Nous encourageons tous les Canadiens, quelle que soit leur affiliation politique, à s’unir pour garantir notre sécurité, des prix abordables et une indépendance totale ici, chez nous », a dit M. Poilievre en anglais.
Interrogé sur les récentes déclarations du dirigeant du secteur des technologies Elon Musk, selon lesquelles l’Alberta, la Saskatchewan et le Québec devraient se séparer du Canada, M. Poilievre a répondu : « Les Canadiens sont maîtres de leur propre destin. »
« Franchement, chacun peut publier ce qu’il veut, mais les publications sur X et les mèmes n’ont aucune incidence sur le Canada. Ce qui compte pour le Canada, ce sont les décisions prises par le peuple canadien », a-t-il ajouté.
Les premiers ministres de l’Alberta et de la Saskatchewan ont balayé du revers de la main les propos de M. Musk. Le premier ministre désigné du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, a pour sa part annoncé récemment qu’il ne tiendrait pas de référendum sur la souveraineté tant que le président américain Donald Trump serait au pouvoir.
Interrogé jeudi sur les propos de M. Musk lors d’une conférence de presse jeudi à Sherbrooke, au Québec, le premier ministre Mark Carney a affirmé que l’avenir du Canada serait décidé par les Canadiens.
Bien qu’Elon Musk soit né en Afrique du Sud, il possède la nationalité canadienne, car sa mère est originaire de la Saskatchewan. Il a déjà vécu au Canada.
Allégations d’ingérence étrangère
Le député conservateur de l’Alberta, Dane Lloyd, a été chargé de diriger la campagne d’unité des conservateurs fédéraux dans la province.
Réagissant à des articles parus dans The Globe and Mail selon lesquels des séparatistes albertains auraient sollicité l’aide du gouvernement américain en échange d’éventuels droits sur l’eau et de redevances pétrolières, M. Lloyd a dit, lundi : « Personne n’a le droit de céder le patrimoine ancestral de l’Alberta. »
M. Lloyd s’est toutefois abstenu de qualifier cette activité d’ingérence étrangère, estimant qu’il fallait recueillir davantage d’informations.
Un membre de l’organisation séparatiste « Alberta Prosperity Project », Mitch Sylvestre, a nié avoir proposé des droits pétroliers et des droits sur l’eau aux États-Unis lors des trois entretiens que son groupe a eus avec des responsables du département d’État américain à Washington. Il a également précisé qu’il n’avait assisté qu’à l’une de ces réunions.
Les Albertains se prononceront le 19 octobre sur la possibilité d’un futur référendum sur la sécession, ainsi que sur neuf autres questions portant sur des enjeux constitutionnels et d’immigration.
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