Colombie: des milliers de manifestants défilent contre le nouveau gouvernement d'extrême droite

Enseignants, syndicats, étudiants, et le Pacto Histórico (pacte Historique), le parti de l'ancien président Gustavo Petro, étaient dans la rue mercredi 14 octobre dans tout le pays. Les manifestants protestaient contre les projets de réforme du nouveau président d’extrême droite Abelardo de la Espriella notamment concernant l’éducation, la santé et l’environnement, deux mois après son arrivée au pouvoir.
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Avec notre correspondante à Medellin, Najet Benrabaa
Toute la matinée, les chants des manifestants ont résonné dans les rues de Medellín. Sur les pancartes on pouvait lire : « Pour sauver l’éducation et la transformation sociale » ou encore « Le salaire minimum est vital ».
Les revendications étaient nombreuses : défendre l’école publique, la santé et les droits sociaux des enseignants, de meilleures conditions de travail, une hausse du salaire minimum pour 2027, et plus de moyens pour les universités publiques.
« Je défile pour dire au président Abelardo, que nous le laisserons pas dilapider nos ressources et offrir notre pays. La lutte ne fait que commencer, quatre ans de mandat arrivent et le président et son gouvernement n’auront pas la vie facile. Nous sommes prêts, à donner nos vies, à descendre dans la rue, à ériger des barricades et nous battre », explique Jefferson Echeverri, étudiant à l’université.
« J’ai très peur quand je vois qu’une partie du budget national est alloué à des entités privées, au lieu de renforcer les institutions éducatives publiques, qui sont pour la plupart très déficientes, raconte Sandra López, professeure de lycée, qui vient défendre l’éducation publique. Mais au-delà de cela, c’est montrer l’unité de la profession, des étudiants et du peuple colombien, qui quand il n’est pas d’accord avec certaines politiques, il se réunit pour lutter unis. »
Cette journée était un test pour la gauche : mesurer le soutien de la population. C’était aussi une répétition générale avant un possible appel à la grève nationale, le mois prochain.
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