À Saint-Pierre-et-Miquelon, Emmanuel Macron et Mark Carney vantent un axe franco-canadien indépendant

En visite dans le petit territoire français de l'Atlantique Nord, le président de la République a accueilli sur place le Premier ministre canadien venu en voisin, dimanche 20 septembre. L'occasion pour les deux dirigeants de mettre en scène leur rapprochement en vue de défendre la « souveraineté » de leur pays respectifs et de plaider pour un approfondissement de leur relation face au président américain Donald Trump.
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De notre envoyée spéciale à Saint-Pierre et Miquelon,
Emmanuel Macron et Mark Carney se sont retrouvés dimanche 20 septembre à Saint-Pierre-et-Miquelon. Après avoir participé à des séquences mémorielles, les deux dirigeants ont fait une déclaration commune au cours de laquelle ils ont affiché leur proximité et leur volonté de développer la coopération entre la France et la Canada.
L'un et l'autre ont d’abord échangé des amabilités. Au président français qui a choisi pour cela le ton de l'humour - « C'est une immense fierté pour nous tous de vous accueillir dans cette terre française d'Amérique du Nord : notre République, votre continent. C'est le premier déplacement officiel d'un Premier ministre canadien à Saint-Pierre-et-Miquelon », a-t-il lancé - le Premier ministre canadien a répondu sur le ton du compliment en déclarant : « Cher Emmanuel, merci pour votre leadership en Europe et à travers le monde ».
« Deux nations indépendantes qui veulent le rester »
Emmanuel Macron et Mark Carney l’ont ensuite rappelé tous les deux : la France et le Canada partagent les mêmes valeurs, le chef du gouvernement canadien évoquant au passage l’acte fondateur des habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon qui, en 1941, ont choisi la France libre et le camp des alliés : « Ils ont rejeté la collaboration », a-t-il insisté. Une vision du monde que les deux pays défendent aujourd'hui encore, a enchaîné le chef de l'État français qui a précisé : « Nous serons ensemble l'un et l'autre, dans quelques jours, à New York pour défendre le même agenda quand il s'agit de la Palestine, de la protection de nos enfants. Nous sommes sur tous ces dossiers, comme sur l'Ukraine, côte à côte ».
Avant d’aller à l'assemblée générale de l’ONU, l'un et l'autre ont donc vanté un axe indépendant franco-canadien, affichant leur volonté de donner un « nouvel élan » à la relation entre « deux nations indépendantes qui veulent le rester » par un travail conjoint dans le spatial, l’IA, pour lutter contre le réchauffement climatique ou encore pour sécuriser les approvisionnements énergétiques.
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