Helena Noguerra a témoigné contre Patrick Bruel mais n’a pas porté plainte, la sœur de Lio regrette que sa lettre ait été rendue publique : « Quelqu’un a vendu mon témoignage »

Ce mardi soir, peu après 18h, Patrick Bruel a annoncé l’annulation de sa tournée. Depuis des mois, celui qui est visé par plusieurs plaintes pour viols ou encore agressions sexuelles, faisait face à des maires qui lui demandaient de ne pas monter sur scène. « Si j’ai voulu jusqu’ici la maintenir, ce n’était ni un défi, ni une provocation. Mais je constate qu’aujourd’hui, cette tournée est devenue autre chose. Elle est devenue l’incarnation d’un débat qui la dépasse », écrivait-il notamment.
Quelques heures après cette annonce, on a appris qu’Helena Noguerra avait témoigné contre Patrick Bruel. C’est RTL France qui dévoile l’information. La comédienne belge, qui ne souhaite pas porter plainte, a été convoquée par les enquêteurs. Elle dit avoir été victime du chanteur en 2000, des faits qui sont donc prescrits.
Si RTL ne donne aucun détail supplémentaire, Paris Match France révèle qu’Helena Noguerra a envoyé une lettre à la justice, le 22 mars 2022. « J’ai envoyé une lettre manuscrite au parquet en Corse pour dire que je soutenais ces femmes, car moi-même j’avais été victime de Patrick. Je voulais que le parquet sache que le récit de cette femme correspondait certainement à la réalité », écrit le magazine. « Ce qui m’avait interpellé dans le récit de la plaignante en Corse, c’est qu’elle disait qu’il lui avait pris les poignets et lui avait fait poser ses mains sur son sexe. C’est ce que j’avais aussi vécu. Avec ses mains, il a soulevé ma jupe », aurait confié Helena Noguerra, toujours selon ce que rapporte Paris Match.
Vers 12h30, Helena Noguerra a finalement réagi, dénonçant la révélation de son récit : « J’ai témoigné à la police dans le cadre d’une enquête sur Monsieur Bruel il y a plusieurs mois. La justice m’a promis le secret. Quelqu’un a vendu mon témoignage à la presse qui s’en empare sans aucune morale. Je n’ai pas consenti à cela. Je ne veux pas de vos messages de compassion ni de votre curiosité. Je voulais aider les femmes qui ont osé parler et qui attendent que la justice leur soit rendue et surtout que les actes répréhensibles de ce monsieur cessent ! Je ne voulais pas que l’on parle de moi dans cette affaire ! C’est une honte que mon témoignage soit ainsi donné en pâture. Je n’ai pas consenti à cela ! Le consentement est et reste LE sujet ! »
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