France : près de deux siècles après l’abolition de l’esclavage, le Parlement abroge symboliquement "le Code noir"

Ces textes réduisaient notamment les personnes esclavagisées au rang de "biens meubles", pouvant être achetées ou vendues par un maître, et prévoyaient de lourdes sanctions en cas de fuite, allant de la mutilation au marquage au fer jusqu’à la peine de mort. "Le Code noir a organisé et légitimé l’esclavage. Il n’a plus sa place dans notre droit, même à titre de vestige. Ce texte appartient à notre histoire, pas à notre législation", a insisté la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, venue soutenir l’initiative au Sénat. "Reconnaître, ce n’est ni solder, ni tourner la page, mais s’engager à ce que l’histoire de l’esclavage, de la colonisation et de leur héritage ne soit jamais oubliée, travestie ou banalisée", a renchéri devant les sénateurs Aurore Bergé. La ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations a également noté que le racisme ne s’était "pas éteint avec l’abolition de l’esclavage".
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