"Nos technologies ont été mises au point à Liège", le pari de la réindustrialisation wallonne, expliqué par le patron de Safran Aero Boosters

Les coûts salariaux sont plus élevés en Belgique, en raison de sa protection sociale, que dans d’autres pays, la Chine, par exemple. Pour rester compétitive, la société doit produire des pièces à haute valeur ajoutée. "On ne fait pas des choses simples. On fait les choses les plus complexes et on le fait différemment."
Les nouvelles technologies et les nouveaux matériaux permettent à l’entreprise de produire des composants plus légers. Dans le domaine du moteur d’avion, cela se traduit par un moteur qui consomme 1 ou 2% de moins que la concurrence. Un pourcentage qui compte pour un moteur dont la durée de vie est d’une vingtaine d’années. "Le prix du carburant est tellement cher que quelques pourcents suffisent à faire la différence dans la compétition."
Compétitif depuis la Wallonie, c’est donc possible pour des entreprises. "On est la société la plus performante de Safran." Safran, un groupe qui compte 110 000 personnes, dont 2000 se trouvent en Wallonie. "On a les meilleurs résultats financiers du groupe." Cette position s’appuie sur la recherche. Et le dirigeant rappelle que la Wallonie peut compter sur des "ingénieurs brillants, en quantité, en qualité. Merci aux enseignants pour les avoir formés, c’est super."
Ce patron n’oublie pas non plus l’aide à la recherche du gouvernement wallon. "On a aussi de l’aide à l’industrialisation. Les usines que je crée, 44% de l’investissement est payé par la région ou par l’État. Ils prennent une part du capital, ils ont 44% des résultats aussi. Et comme ça fonctionne, les retours se font pour la région et l’État fédéral."
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