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Sunday, October 4, 2026

Test de Well Dweller, un digne héritier d’Hollow Knight

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Articulé autour d’un oiseau mignon qui se défend avec une allumette, Well Dweller emprunte aux meilleurs metroidvania, Hollow Knight en tête, tout en imposant sa propre identité. Notre test.

Un oiseau plongé dans un monde à la fois mignon et lugubre, qui doit sauver sa famille des griffes d’une méchante reine ?

Sur le papier, Well Dweller ressemble à un mélange vertueux entre Hollow Knight et Ori and the Blind Forest. Il s’agit du nouveau jeu du développeur indépendant Kyle Thompson, disponible depuis le 22 septembre 2026 sur PS5, Xbox Series, PC, Switch et Switch 2. Il est aussi inclus dans le Game Pass, sur Xbox et PC, depuis sa sortie.

Sur Steam, Well Dweller se présente comme un « metroidvania magique et sombre rempli de personnages attachants ». Il est vrai qu’on ressent beaucoup d’empathie dans ce jeu vidéo à la direction artistique remarquable, qui effraie autant qu’elle séduit. On adore vite Glimmer, ce petit oiseau qui se défend avec l’aide d’une allumette. Un héros improbable contraint de combattre une reine obsédée par les plumes.

Well Dweller // Source :  Top Hat Studios, Doyoyo Games, Kyle Thompson

9/10

Points forts

  • Mignon et attachant
  • Gameplay maîtrisé
  • Des boss bien pensés

Points faibles

  • Peut-être un peu trop simple
  • Les tombes des boss nous font regretter les combats
  • Pourquoi n’y a-t-il pas plus de jeux comme ça ?

Well Dweller est un chouette rejeton d’Hollow Knight

Vive les boss

Les boss de Well Dweller sont variés et intelligemment conçus. En prime, ils ne sont jamais frustrants, grâce à des patterns clairement identifiables.

Dans Well Dweller, l’objectif est simple. Glimmer doit infiltrer le château de la reine en récupérant sept plumes dorées. Il n’a qu’une allumette pour combattre les ennemis qui peuplent sa route. Un objet qui a aussi une utilité dans les phases de plateforme, puisque Glimmer peut la lancer contre une paroi afin de s’en servir comme d’un tremplin. Metroidvania oblige, le volatile gagne de nouvelles compétences, comme la possibilité de grimper ou de planer. On peut même l’équiper de charmes qui donnent un bonus passif, à améliorer (une attaque plus puissante, par exemple).

Well Dweller donne constamment l’impression d’avoir pris le meilleur des références du genre

L’allumette sert d’arme de fortune, et sa flamme indique la santé de Glimmer. Elle peut aussi s’intensifier temporairement, et faire plus de dégâts, une fois sa jauge remplie au terme d’un mini-jeu qui rappelle le rechargement actif des Gears of War. Elle peut devenir une batte de baseball pour balancer un projectile, dont les munitions se rechargent en frappant. Sous ses allures inoffensives, Glimmer est bel et bien capable de se défendre. Il esquive aussi très bien les projectiles adverses, façon Cuphead.

Well Dweller // Source : Kyle Thompson
La carte se révèle au fur et à mesure // Source : Kyle Thompson

Manette en main, difficile de ne pas penser à Hollow Knight, et la comparaison est plutôt flatteuse. Well Dweller est tout de même moins punitif. Par exemple, on ne prend pas de dégâts au moindre contact avec un ennemi. S’il n’attaque pas, alors on est en sécurité. Il guide aussi beaucoup plus le joueur. La carte se révèle au fur et à mesure et on peut carrément acheter une indication vers le prochain objectif si jamais on se perd. Il conserve malgré tout son lot de moments très tendus, notamment en matière de plateforme pure. Le timing est parfois serré, comme dans un certain Ori and the Blind Forest, et il y a une petite jauge d’endurance à prendre en compte. Mais c’est loin d’être le plus dur des metroidvania, au point de ressembler à une promenade de santé pour les habitués du genre.

Well Dweller donne constamment l’impression d’avoir pris le meilleur des références du genre, de l’avoir digéré et de se l’être approprié avec une formule bien à lui. Son ramage se rapporte à son plumage, et le tout baigne dans un charme fou. Comment ne pas penser à cette petite souris qui a fui le château et finit par le regretter car elle y a laissé sa famille ? Comment ne pas nourrir une petite pointe de mélancolie quand la tombe d’un boss apparaît une fois celui-ci vaincu, avec l’épitaphe qui va bien ? Comment ne pas sourire en lisant les lettres qu’on reçoit de temps en temps ? Celle où il est écrit « Tu es le prochain » hante encore nos nuits.

Il y a une identité forte qui se dégage de Well Dweller, en dépit de ressemblances appuyées dans ses mécaniques. Difficile, avec ces immenses qualités, de ne pas s’attacher à son univers qu’on prend plaisir à découvrir pendant une grosse dizaine d’heures, un peu plus si on veut percer l’ensemble des secrets (sauver tous les oiseaux fantômes, ramasser toutes les pages, collecter toutes les reliques).

Le verdict

On a aimé

  • Mignon et attachant
  • Gameplay maîtrisé
  • Des boss bien pensés

On a moins aimé

  • Peut-être un peu trop simple
  • Les tombes des boss nous font regretter les combats
  • Pourquoi n’y a-t-il pas plus de jeux comme ça ?

Well Dweller est une petite pépite du genre Metrodvania, pourtant peuplé de références contre lesquelles il est difficile de lutter. Généreux dans sa proposition et conscient des qualités à mettre en oeuvre, Kyle Thompson donne naissance à une expérience maîtrisée et terriblement charmante. Well Dweller ne s’embarque pas dans une mission impossible qui consisterait à tout réinventer. Il assume ce qu’il est, et ne prétend pas être ce qu’il ne sera jamais. Alors oui, il sera sans doute trop simple pour les habitués du genre ayant déjà terminé Hollow Knight: Silksong trois fois sans mourir. Mais Well Dweller trouve aussi son salut dans l’univers qu’il déroule. On aimerait tellement plus de jeux comme ça.

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