ESPNTakeaways from Guardians' win over RaysRTP DesportoSporting deixa escapar duas vantagens e perde na Youth LeagueThe Jerusalem PostHigh Court challenges law excluding women from Israel's Chief Rabbinate electionsESPN DeportesChampions League: Jornada de fantásticos reencuentrosZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-Nachrichtenstudio7sur7“Des erreurs inacceptables”: Thélyson Orélien reconnaît du plagiat, mais nie tout recours à l’IARMF24Ile UE wydała w trakcie wojny na energię z Rosji? Mniej niż mówi Trump, ale też dużoThe South AfricanHours after Navi Pillay’s Nobel win, US sanctioned her former court [video]الشرقنظام جديد لتحديد أولويات زراعة القلب قد ينقذ مزيداً من المرضىVariety‘Goldfish,’ ‘A Chronicle of Minor Things’ Lead Busan Asian Project Market WinnersCBS NewsMan dies in fall from Six Flags Over Georgia roller coasterSportstarBhuvneshwar Kumar’s India return is “good for indian cricket”, says R. Ashwin
The Daily Newsstand · Free, Always
Tuesday, October 13, 2026

En quoi le mouvement séparatiste albertain est-il unique en soi?

Translate

Le mouvement séparatiste en Alberta n’est pas le seul à travers le pays qui souhaite la séparation d’une province. Mais en quoi est-il unique, notamment en comparaison à celui du Québec? Explications.

L’idée d’une séparation de l’Alberta de la fédération canadienne n’est pas née de la dernière pluie. Par le passé, des militants ont tenté de créer des partis séparatistes dans la province, sans succès. Depuis, le mouvement s’est concentré autour de groupes distincts, dont l’Alberta Prosperity Project.

Pour Alexandre Rivard, professeur adjoint en science politique à l’Université Athabasca, c’est l’absence de partis politiques qui rend ce mouvement hors du commun. 

Après avoir fait des recherches sur tous les mouvements séparatistes dans le monde depuis 1945, c’est l’un des seuls à ne pas avoir de partis politiques.

Alexandre Rivard dans une rencontre Google Meet dans son bureau.

Alexandre Rivard est professeur adjoint de science politique à l'Université Athabasca, en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Larouche

La directrice de l’École de politique publique de l’Université de Calgary, Martha Hall Findlay, abonde dans le même sens. Il n'y a pas de parti comme le Parti québécois ou le Bloc québécois. Ils n'en ont pas besoin parce qu’il y a déjà beaucoup de séparatistes au sein du [Parti conservateur uni].

Selon un sondage de 2025 commandé par CBC/Radio-Canada, 54 % des partisans du Parti conservateur uni  (nouvelle fenêtre)de l’Alberta seraient en faveur de la séparation de la province, tandis que les partisans du Nouveau Parti démocratique s’y opposent catégoriquement.

À lire aussi :

Projet de société ou aliénation envers Ottawa?

Au Québec, le mouvement souverainiste est associé depuis ses débuts au concept de projet de société , qui rassemble des idées telles que la défense de la culture québécoise, l’autodétermination démocratique ou encore la protection des valeurs propres du Québec. 

[Le mouvement séparatiste] se concentre davantage sur les questions économiques que la défense d’un nationalisme albertain. C’est basé sur une frustration envers le gouvernement fédéral, remarque Alexandre Rivard, tout en précisant qu’il existe bel et bien une culture albertaine, mais qu’elle n’est pas au cœur des revendications principales du camp fédéraliste.

Un point de vue partagé par Martha Hall Findlay, qui rappelle que le projet ne se concentre pas uniquement sur l’autonomie économique de l’Alberta : Les séparatistes veulent prendre leurs décisions seulement dans l’intérêt d’Ottawa. Par exemple, ils souhaitent modifier la nomination des juges ou encore contrôler l’immigration, ce qui n’est pas toujours du domaine économique.

4:09

Le mouvement indépendantiste albertain est-il motivé par un projet de société ou une frustration envers le Canada? La réponse de Jean-Christophe Boucher, professeur agrégé du département de science politique de l’Université de Calgary à la question d’un téléspectateur.

Quel avenir pour le mouvement séparatiste albertain?

Le 13 octobre, l’option fédéraliste est en tête dans la province. Qu’adviendra-t-il du mouvement séparatiste albertain après le 19 octobre si l’Alberta demeure au sein du Canada?

Martha Hall Findlay penche pour un déclin éventuel du mouvement, notamment avec la popularité grandissante du premier ministre canadien, Mark Carney, dans la province.

La plupart des Albertains vont dire : "Bon, c'est fini. Maintenant, on a besoin de faire ce qu'on peut avec Ottawa, on a besoin de construire notre oléoduc, on a besoin de construire des projets pour l’Alberta." 

Martha Hall Findlay se tient devant une salle avec des escaliers.

Martha Hall Findlay est l'une des autrices du rapport sur le coût de la séparation de l'Alberta commandé par le gouvernement albertain. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Or, à l’approche des élections provinciales en octobre 2027, il existe un scénario où le camp séparatiste crée un parti politique pour mêler les cartes dans l’échiquier albertain, estime Alexandre Rivard.

Il y a un risque d'émergence d’un nouveau parti pour être en concurrence directe avec le Parti conservateur uni en Alberta et en utilisant la grogne qui existe en ce moment envers Danielle Smith, conclut le politologue.

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.