Fuite de données aux impôts : la France arrête un « pirate chevronné »

Première arrestation dans l’affaire du piratage du fisc ! Un jeune homme de 18 ans a été arrêté par la police française. Bien connu des services de police, il est suspecté d’appartenir au groupe de cybercriminels « Zerobytes ». Un second suspect, mineur de moins de 16 ans, a également été interpellé.
L’enquête sur le piratage des données du fisc commence à porter ses fruits. Domicilié en région parisienne, un jeune homme de 18 ans a été interpellé le 18 août 2026 par les forces de l’ordre, annonce le parquet de Paris dans un communiqué de presse. Le suspect a été mis en examen deux jours plus tard. Le supposé pirate est actuellement en détention provisoire.
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Un « pirate chevronné » à l’origine de la fuite de données
Décrit comme un « pirate chevronné » déjà connu des services de police, le jeune homme est suspecté d’appartenir au groupe de cybercriminels « Zerobytes », un groupuscule regroupant plusieurs cybercriminels français. Le suspect a déjà été mis en examen deux fois par le passé, en juin 2024 puis en janvier 2025, au sujet d’attaques informatiques commises en 2023 et 2024 alors qu’il était encore mineur. Au moment de son arrestation, le hacker se trouvait sous contrôle judiciaire.
Le suspect mis en examen encourt une peine de 10 ans de prison et 300 000 euros d’amende. Les charges retenues contre lui sont longues, et comprennent l’accès à un système de traitement automatisé de données personnelles en bande organisée, la modification et l’extraction frauduleuse de données, la participation à une association de malfaiteurs, ainsi que le refus de remettre aux autorités la clé de déchiffrement de ses appareils.
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Un second pirate arrêté, puis relâché
Quelques jours plus tard, un second suspect, âgé de moins de 16 ans, a également été interpellé. Placé en garde à vue par la justice française, il a finalement été libéré, le temps que les enquêteurs étudient l’ordinateur saisi lors de l’interpellation.
Le parquet de Paris a précisé avoir ouvert une enquête dès le 31 juillet, à la « réception des premières plaintes », soit avant même que l’attaque ne soit publiquement revendiquée. Le dossier a été fort logiquement confié à l’Office anti-cybercriminalité (Ofac), le service de la police nationale française chargé de coordonner la lutte contre les cybercriminels.
« Les investigations se poursuivent désormais sous la conduite d’un juge d’instruction pour identifier et interpeller les autres personnes mises en cause », explique le parquet de Paris.
Pour rappel, la Direction générale des Finances publiques a enregistré plusieurs violations de ses systèmes cet été. Les offensives se sont soldées par la compromission des données personnelles de plus de 700 000 contribuables. Les offensives ont été revendiquées par le gang ZeroBytes. Le groupe criminel a également revendiqué une attaque à l’encontre de l’Éducation nationale, France Travail, la Fédération française de handball, ainsi qu’Intermarché et SFR. Il prétend aussi être à l’origine de l’attaque contre le site « Zéro Logement Vacant ».
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