La ministre de la Jeunesse Valérie Lescrenier annonce une rencontre: "Lorsqu’autant de jeunes ressentent le besoin de s’exprimer, il est essentiel de prendre le temps de les écouter"

"Les actes de violence, les dégradations et les intimidations n’ont pas leur place dans l’expression démocratique et doivent être dénoncés. Mais ils ne peuvent pas faire oublier l’immense majorité des jeunes qui se mobilisent de manière pacifique. Chaque jour, partout en Fédération Wallonie-Bruxelles, des milliers de jeunes s’engagent dans des associations, des mouvements de jeunesse, des projets citoyens, culturels, sportifs ou solidaires. Cette jeunesse motivée, créative et généreuse constitue une véritable richesse de notre société", insiste la ministre. "La colère exprimée aujourd’hui ne peut être ignorée. Elle doit être entendue, comprise et transformée en dialogue", conclut Valérie Lescrenier.
Sa prise de position semblait trancher avec celle de sa collègue Valérie Glatigny, en charge de l’Education. La semaine dernière, celle-ci avait tenu des propos plus fermes et condamné fermement les violences. Selon elle, les jeunes protestataires étaient "instrumentalisés" par "ceux qui veulent attiser les tensions". Valérie Glatigny avait invité ces jeunes à réintégrer leurs écoles. "Mon message aux élèves est simple : retournez en classe, apprenez, formez-vous", avait alors dit la libérale.
Mais on a depuis appris via le cabinet de Valérie Glatigny que la ministre devrait recevoir ce mercredi une délégation de représentants des élèves.
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