Scènes de chaos en France : Emmanuel Macron prend la parole, « à l’égard des casseurs, nous serons intraitables »


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La tension ne retombe pas en France. Au lendemain d’une journée marquée par des violences et des pillages en marge de la mobilisation contre la vie chère, de nouveaux incidents ont éclaté ce dimanche à Paris et à Lyon. Dans la capitale, la place de la République a une nouvelle fois été le théâtre d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Des commerces ont également été pillés, tandis qu’à Lyon, la police est intervenue pour empêcher une cinquantaine de jeunes de s’en prendre à un magasin Lacoste.
Face à cette situation explosive et à la pression grandissante sur son gouvernement, Emmanuel Macron a pris la parole ce dimanche à 20h.
« En regardant ces images nous nous sommes tous demandé qu’ont-ils dans la tête ? », a-t-il entamé. « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse. Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte. Dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise pour mobiliser les aides les plus rapides possible. Il faut être lucide. J’ai demandé au gouvernement de faire en sorte que cela ne puisse ne reproduire. »
Le Président a annoncé que « la plus grande fermeté » avait été demandée au Procureur. « Le suivi judiciaire doit être exemplaire. Ceux qui ont détruit doivent payer. »
Emmanuel Macron a eu des mots à l’attention des Français qui expriment leurs inquiétudes par rapport au coût de la vie. « Il faut regarder lucidement ce qui s’exprime. Je comprends leurs inquiétudes. À ce titre j’ai pris plusieurs initiatives pour garantir notre carburant, notre gaz. Et je poursuivrai dès demain matin. »
Par rapport à l’inquiétude de la jeunesse française aussi, qui ne voit pas de futur désirable. « Leur parole doit être entendue. » Et de résumer : « il faut entendre la colère et agir sur ses causes et faire entendre fermement l’ordre républicain. »
Le Président a annoncé que ce serait désormais les préfets qui prendront les décisions en lien avec les maires, « en allant jusqu’à interdire certains rassemblements ».
Il a encore appelé à ce que chacun prenne ses responsabilités, visant notamment les partis politiques et les organisations syndicales. « Le Premier ministre réunira les formations pour obtenir des positions claires et publiques. »
Et de conclure : « À l’égard des casseurs, nous serons intraitables. Écouter le dialogue ni signifie ni la faiblesse, ni l’impunité. (…) Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans 6 mois. Oui au dialogue, oui à la réponse concrète de court terme mais non à la violence. »
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