Les criminels paieraient pour leur procès et leur incarcération sous le PCQ
Le Parti conservateur du Québec (PCQ) étend le principe de l’utilisateur-payeur jusqu’aux criminels en prison. Sous une gouverne conservatrice, les prisonniers auraient à rembourser une partie des « frais à la société » occasionnés par leur procès et leur incarcération, selon des modalités qui restent à définir
Le parti autoproclamé « de la loi et l’ordre » entend « serrer la vis » aux criminels pour arrêter « un certain laxisme au Québec ». Sous une gouverne conservatrice, l’étau de la justice viendra presser jusqu’au portefeuille des hors-la-loi.
« On veut instaurer une contribution “sécurité” pour que les criminels reconnus coupables doivent rembourser une partie des frais qu’ils ont engendré à la société par les procédures judiciaires et par les coûts liés à leur incarcération », a annoncé le porte-parole conservateur en matière de justice, Jonathan Poulin. C’est la seule taxe, a jouté le candidat du parti dans Beauce-Sud, que vous allez voir dans le cadre financier des conservateurs. »
Les modalités d’une telle contribution, a précisé le parti, demeurent à déterminer. « On annonce un principe, a-t-il encore indiqué. On n’est pas à déterminer si ça va être 20 % ou si ça va être 30 %. Évidemment, il y en a qui n’ont pas de fonds, alors ça pourrait être sous la forme de travaux communautaires. »
La plateforme judiciaire du Parti conservateur souhaite d’ailleurs demander l’adoption d’une loi fédérale, en matière de violence de conjugale, qui obligerait les personnes à porter un bracelet électronique en attente de leur procès. Une proposition qui « entache quelque peu » la présomption d’innocence aux yeux du PCQ.
« Tout citoyen a droit à la présomption d’innocence, a avancé Jonathan Poulin. Par contre, des fois, on va juger qu’une personne ne peut pas avoir sa libération en attente d’un procès même s’il bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à la fin de son procès […] Puis avec ce qu’on a vécu dans les dernières années avec l’augmentation des féminicides, on pense que, malheureusement, dans cette situation-là, on peut entacher quelque peu la présomption d’innocence avec ces mesures-là. »
Le camp conservateur veut aussi éliminer les « peines Netflix » et rétablir les peines minimales pour des crimes – autant d’engagements qui nécessiteront toutefois l’aval du fédéral avant de se concrétiser.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.