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Sunday, September 6, 2026

RDC: l'incendie d'une salle des fêtes à Kinshasa fait au moins une dizaine de morts et de nombreux blessés

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En République démocratique du Congo (RDC), une fête de mariage a tourné au drame, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026, à Kinshasa. Le bilan provisoire est de 22 morts et de nombreux blessés, selon Norbert Mushiga, le bourgmestre de Lingwala, une des 24 communes de la capitale. L’incendie s’est déclaré dans une salle située au premier étage d’un bâtiment commercial du boulevard Triomphal.

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Comment expliquer un tel bilan ? Au début, les invités sont installés dans la salle Panacée. La musique joue. Le marié vient de faire son entrée et la mariée est encore attendue. Une vidéo montre alors le début d’un feu devant l’espace où le couple doit prendre place. La situation s’aggrave rapidement. Les invités tentent de quitter la salle, mais, selon le bourgmestre de Lingwala, il n’y a qu’une seule porte de sortie qui ne permet pas le passage de nombreuses personnes en même temps.

La fumée complique également l’évacuation. D’autres vidéos montrent ensuite des personnes inanimées, des appels au secours et des invités tentant de porter assistance aux victimes. Certaines personnes auraient utilisé les fenêtres pour sortir du bâtiment. Les pompiers interviennent pendant la nuit.

Au matin, les images montrent des vitres brisées, des ouvertures endommagées et des débris devant l’immeuble.

La police en bloque l’accès. Des agents de la police technique et scientifique sont arrivés sur place pour effectuer les premières constatations. Le bilan reste provisoire et fait état de plusieurs blessés, pris toujours en charge dans différents hôpitaux de Kinshasa.

Jacquemain Shabani, ministre de l'Intérieur, s’est rendu sur place avec le vice-gouverneur de Kinshasa et des responsables de la police. Il ne s’est pas exprimé.

Le bourgmestre affirme, lui, que les normes de sécurité n’étaient pas respectées. Il promet des mesures contre les salles non conformes.

La police scientifique poursuit ses constatations. L’origine du feu reste inconnue. Les mariés sont vivants, mais la mariée a été traumatisée, selon l’autorité municipale.

L’application des normes doit être contrôlée

Au-delà des circonstances de l’incendie, le drame de la salle Panacée pose la question du contrôle des salles de fête à Kinshasa. Dans une capitale de plus de 18 millions d’habitants, ces espaces se multiplient et accueillent, chaque week-end, des centaines de cérémonies.

Joint par RFI, le professeur Gulain Amani, enseignant à l’Institut d’architecture et d’urbanisme de Kinshasa, souligne que la prévention doit commencer, dès la conception du bâtiment et lors de la délivrance du permis de construire. Issues de secours, escaliers, matériaux, signalisation ou accès des pompiers… les normes existent, mais leur application doit être contrôlée.

Je l’ai toujours dit, il y a des normes officielles qui existent, à côté desquelles, il existe une tension avec les normes qui s’appellent les normes pratiques. En fait, il faudrait veiller à cette effectivité des normes pour que le permis de construire ne soit pas qu’une formalité administrative et que, si on veut affecter un bâtiment à une activité comme celle-là – une salle de fêtes – il faut se prémunir, en amont, de toutes les conditions requises pour la sécurité et pour la vie humaine.

01:06

Gulain Amani, Enseignant à l’Institut d’architecture et d’urbanisme de Kinshasa

Patient Ligodi

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