Rentrée dans le supérieur : l’UCLouvain a délivré 974 dérogations à des étudiants non finançables en 2025

Sur les 2411 étudiants de l’UCLouvain qui n’étaient normalement plus finançables l’an dernier, selon les règles du décret, environ 1600 ont sollicité une dérogation. Après avoir examiné les dossiers attentivement, l’Université a répondu favorablement à 974 demandes. Elle a donc puisé dans ses réserves pour que ces jeunes puissent poursuivre leur cursus. 55% des étudiants repêchés ont finalement réussi la totalité de leur programme, ce dont l’UCLouvain se réjouit.
Plus globalement, l’entrée en vigueur des nouveaux critères de succès inscrits dans le décret a entraîné une hausse du taux de réussite, ce qui laisse penser que les étudiants ont bien compris ce qu’on attendait d’eux.
"On est certains que les étudiantes et les étudiants adaptent leur stratégie d’étude aux règles qui leur sont imposées, explique Françoise Smets, rectrice de l’UCLouvain. Antérieurement, ils considéraient que réussir 45 crédits était suffisant. Mais parfois, malheureusement, au bout des années où ils prenaient du retard, ils arrivaient à un moment devant un stop qu’ils ne comprenaient pas et qu’ils n’avaient pas anticipé. Ici, on voit que les étudiants engrangent plus de crédits qu’avant dès la première année. On a une amélioration de 6 à 10% du taux de succès pour ces étudiants qui arrivent à l’université. Et on a une amélioration de 20% pour ceux qui sont déjà dans le cycle de bachelier. On estime que ça va se prolonger dans le master mais on n’a pas encore assez de recul."
Faire mieux, grâce aux outils d’aide à la réussite
L’UCLouvain s’attendait-elle à de pareils résultats ? "On l’espérait, mais ça reste une bonne surprise, répond Françoise Smets. Et on pense qu’on peut encore aller plus loin si les étudiantes et les étudiants ont plus recours aux dispositifs d’aide à la réussite qui sont à leur disposition. Il faut aussi qu’ils soient bien orientés."
Soutien méthodologique, tutorats et blocus encadrés font partie des outils proposés par l’UCLouvain à ses étudiants. L’Université accorde aussi des aides sociales et financières.
"Certains auront besoin d’aide pour le minerval, poursuit la rectrice. Pour d’autres, c’est une aide au logement, de l’alimentation ou un revenu de remplacement s’ils jobent beaucoup, notamment dans les périodes de blocus. Donc on essaie d’adapter ces aides à ce dont ils ont besoin."
Chaque année, l’UCLouvain dépense quatre millions d’euros en aides sociales diverses, sur fonds propres. Et avec la réforme du minerval, elle a prévu une enveloppe supplémentaire de 400.000 euros par an.
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