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Monday, October 26, 2026

Mali: condamnation à dix ans de prison du maire de Bamako dans l’affaire des «lotissements illégaux»

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Au Mali, la chambre criminelle du Pôle national économique et financier de Bamako a rendu, ce lundi 26 octobre, son délibéré dans l’affaire des lotissements « illégaux » de la zone aéroportuaire de Bamako. Sept des prévenus, dont un ancien maire de Bamako, ont été condamnés à dix ans de prison. La défense a décidé de faire appel.

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Avec notre correspondant régional, Serge Daniel

Un seul prévenu a été acquitté. En revanche,l’ancien maire de Bamako, Adama Sangaré écope d'une peine lourde : dix ans de prison tout comme six autres accusés. Un autre élu, absent au procès, a été condamné à vingt ans de prison avec un mandat d’arrêt international décerné.

Pour la chambre criminelle du pôle national économique et financier de Bamako, l’affaire est simple. Les poursuites portent sur des opérations de morcellement de parcelles de manière illégale dans la zone aéroportuaire de Bamako, domaine public de l’État. Et en attribuant plus de 3 000 parcelles à des personnes physiques, les prévenus se sont rendus coupables de « faux et usage de faux » et de « détournements de deniers publics et d’atteinte aux biens publics ».

Pendant trois semaines de débats, une vingtaine d’avocats de la défense ont contesté les faits. Leur premier argument : « C’est le Président de la République de l’époque - Ibrahim Boubacar Keïta – qui, dans le cadre de la réconciliation nationale, a donné au maire de Bamako l’ordre verbal d’attribuer les parcelles ». Parmi les bénéficiaires, figurent les responsables des groupes armés du nord du Mali.

Autre argument de la défense, c’est un dossier administratif et non judicaire. Le principal accusé est lui-même monté au créneau : « J’étais à l’extérieur du pays quand j’ai reçu la convocation de la justice. Si j’avais quelque chose à me reprocher, je ne serais pas revenu au pays. »

Des partisans de l’ancien maire de Bamako - présents au procès - ont rappelé qu’il est un homme politique de premier plan, avant de s’interroger : a-t-il été défavorisé par ce statut ? La défense a décidé de faire appel à la décision de justice.

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