France : plus de 140.000 personnes ont défilé dans les rues "pour la jeunesse et contre la vie chère"

Selon un bilan national provisoire samedi, à 19H00, "360 interpellations" avaient été réalisées et "près de 40.000 personnes ont fait l'objet de contrôles préventifs sur les axes et gares desservant les centres-villes, comme demandé par le ministre" de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Quelque 70.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour ce quatrième samedi consécutif de contestation sociale, appuyés par 25 Centaure, engins blindés de la gendarmerie, et 15 camions à eau.
"Comme prévu, les cortèges étaient moins encadrés par les organisations syndicales, un grand nombre n'étant pas déclarés", a constaté le ministère de l'Intérieur, faisant état de "débordements" et de "tensions, notamment dans les grandes villes : Toulouse, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Dijon...".
Le ministère a dénoncé la présence de "groupes à risques, composés, dans chaque ville, de plusieurs centaines de militants radicaux et d'ultragauche, mais aussi (de) groupes animés par la seule volonté de commettre des actes violents", qui "ont tenté de faire dégénérer les cortèges et de pénétrer les périmètres interdits, notamment les centres-villes".
Les forces de l'ordre, qui les ont repoussés, "ont dû faire face à des individus particulièrement violents, multipliant les jets de projectiles et de mortiers d'artifice", selon le ministère.
À Paris, le cortège, parti de la place de la République, "s'est déroulé dans le calme mais les groupes à risques ont créé de nombreux incidents à la dispersion, place de la Nation, là encore contenus par les forces de l'ordre", a précisé le ministère.
Laurent Nuñez "adresse son soutien le plus total aux membres des forces de sécurité intérieure blessés dans l'exercice de leur mission", a ajouté son ministère.
Aucun chiffre n'a été donné sur le nombre de manifestants et de membres des forces de l'ordre blessés samedi.
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