Montréal | Trois incendies majeurs liés à des articles de fumeur en peu de temps

En moins de deux semaines, trois incendies majeurs ont été causés par un article de fumeur – comme un mégot de cigarette – mal disposé après son utilisation. Ces trois brasiers, qui ont poussé 67 ménages montréalais à la rue, étaient « évitables », rappelle le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM).
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Le 19 octobre, 36 logements ont brûlé dans un intense incendie dans le quartier de Saint-Michel. Le 30 octobre, sept autres appartements partaient en fumée à Rivière-des-Prairies. Puis, 24 ménages se sont retrouvés sans domicile le 2 novembre dernier dans un incendie dans l’arrondissement du Sud-Ouest.
Un article de fumeur « mal disposé » par un usager est la cause de ces trois incendies majeurs, qui ont tous nécessité le déploiement d’une centaine de pompiers, a confirmé le SIM à La Presse. On peut notamment penser à un mégot de cigarette déposé au mauvais endroit après utilisation, par exemple.
Impossible de dire si les incendies causés par des articles de fumeurs sont plus fréquents cette année, mais, chose certaine, ce nombre était assez stable dans les trois dernières années.
PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE
L’incendie de l’immeuble à condos à l’angle des rues Saint-Cunégonde et Lévis dans l’arrondissement du Sud-Ouest a poussé 28 familles à la rue le 1er novembre en soirée.
En 2023, 420 incendies ont été causés par un article de fumeur ou un objet à flamme nue (comme une bougie). En 2024, 414 incendies ont démarré pour la même raison, un chiffre tout près de celui de 2025, qui s’élève à 411 incendies du genre, selon les chiffres rapportés par le SIM.
La sensibilisation toujours importante
« Vu la tendance », le SIM en justement fait sa campagne de sensibilisation sur l’utilisation des articles de fumeurs cette année, explique Émilie Barbeau-Charlebois, cheffe de division au SIM. Comme près de 80 % de tous les incendies à chaque année, ceux déclenchés par des articles de fumeurs sont « évitables », dit-elle.
L’utilisation d’un cendrier approprié est de mise : une canne de conserve, que tout le monde possède, avec du sable et un peu d’eau, peut suffire, rappelle-t-elle. Il est déconseillé de fumer à l’intérieur, comme sur un divan ou sur un lit, qui contiennent des matières très combustibles, ajoute-t-elle.
Les pots de fleurs ou la terre sont toujours à proscrire à tout prix, car la présence de produits chimiques, de fertilisants ou de copeaux de bois peut permettre à la terre de s’enflammer, parfois jusqu’à quatre ou cinq heures plus tard.
« Quatre à cinq heures plus tard, les gens qui ont disposé de leur mégot sont partis travailler, se coucher et donc ne sont pas alertes pour rendre compte rapidement qu’il y a un début d’incendie », explique Mme Barbeau-Charlebois.
« Ce qu’on veut, ce n’est pas de dire aux fumeurs de ne pas fumer », soutient-elle. « Vous pouvez fumer, c’est juste qu’il faut juste poser son mégot au bon endroit. »
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