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Thursday, October 8, 2026

Procédures pour faire fermer une maison de chambres | « Il n’y a aucun des locataires qui va se retrouver à la rue », assure la mairesse de Montréal

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La mairesse de Montréal a désavoué jeudi la procédure d’expulsion menée par la Ville à l’égard des résidants d’une grande maison de chambre de Pointe-aux-Trembles, en promettant qu’aucun locataire ne finirait à la rue.

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La Presse a rapporté que des locataires de la Résidence Bellerive – une ancienne résidence pour aînés transformée en maison de chambres en 2020 – s’inquiétaient pour leur avenir. La Ville de Montréal est devant les tribunaux depuis plusieurs années pour faire fermer l’immeuble, parce qu’il ne respecte pas le zonage du secteur où il se trouve.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada

« C’est une procédure qui a été entamée avant notre arrivée, par l’ancienne administration. Ce n’est pas notre objectif de travailler de cette façon-là », a affirmé Soraya Martinez Ferrada, en conférence de presse à l’hôtel de ville de Montréal.

« Il n’y a aucun des locataires qui va se retrouver à la rue. Ça, je vous le garantis. On va s’assurer que personne ne perde un logement », a-t-elle continué.

On est dans un objectif de prévenir l’itinérance et d’arrêter l’hémorragie. C’est sûr qu’on va s’assurer que des maisons de chambres, des lieux qui sont accessibles pour des gens qui ont peu de moyens pour payer leur logement, on n’en perde pas.

Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal

La Cour supérieure a accédé l’automne dernier à la demande formulée par la Ville de Montréal en ordonnant « l’expulsion de tous les locataires de l’Immeuble dans un délai de 365 jours ». La décision « interdit » aussi à quiconque « de louer ou d’offrir en location, sous quelque forme que ce soit, des chambres » à cet endroit. L’effet du jugement est toutefois suspendu, puisque le propriétaire de l’immeuble a interjeté appel.

La Ville de Montréal plaidait que le zonage du terrain permettait uniquement l’exploitation d’une résidence pour aînés et par celle d’une maison de chambres. Le propriétaire Juoji Shan était passé d’une vocation à l’autre après avoir perdu ses accréditations au plus fort de la pandémie de COVID-19.

La mairesse n’a pas absout le propriétaire de la Résidence Bellerive, en citant des problèmes de « de moisissures, de rats, d’insalubrité constante. » « Ce qu’on veut, c’est que les gens vivent dans les logements qui sont dignes », a-t-elle ajouté.

La procédure d’expulsion a été entamée en 2021, alors que les problèmes de cohabitation étaient criants dans le quartier. La situation s’est améliorée depuis, selon deux voisins immédiats et un organisme communautaire.

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