Envie de vivre dans une tiny house ? Ce sera bientôt possible à Quaregnon, mais pas n’importe comment !

Et si votre prochaine habitation ne faisait que quelques dizaines de mètres carrés ? Les tiny houses ont le vent en poupe et Quaregnon compte désormais accompagner leur développement. Le conseil communal a approuvé, le 29 septembre dernier, une charte destinée à encadrer leur implantation sur le territoire.
Une charte
La réflexion est partie d’un constat très concret. « On a déjà eu des demandes », confirme le bourgmestre, Damien Jenart. Jusqu’ici, le règlement urbanistique communal ne permettait pas forcément de répondre favorablement à certains projets. « On voulait faire une charte pour cadrer les différentes demandes qui arriveraient sur notre territoire. Il y a des demandes qui sont vraiment intéressantes à analyser. On voulait donc imposer certaines règles à celui qui désire installer une tiny house », explique-t-il.

La charte adoptée par Quaregnon pourrait rapidement trouver une application très concrète. Le Logis Quaregnonnais envisage en effet d’installer une dizaine de tiny houses sur un terrain dont il est déjà propriétaire, rue Madame à Wasmuël.
Le terrain déjà identifié
« L’idée est d’élargir notre offre face à la crise du logement. Nous avons beaucoup plus de demandes que d’offres et de plus en plus de demandes concernent des personnes seules », explique Kasim Karakaruk, président du Logis Quaregnonnais.
Le terrain envisagé est déjà identifié. Il est enclavé entre des habitations, asphalté et inutilisé depuis plusieurs années. Pour le président du Logis, les tiny houses permettraient de lui donner une nouvelle fonction tout en limitant les travaux nécessaires. Des aménagements préparatoires devront tout de même être réalisés avant leur installation. Le projet aurait surtout une vocation sociale. Le Logis Quaregnonnais souhaite pouvoir mettre ces petites habitations à disposition, notamment en collaboration avec le CPAS, pour répondre à des situations urgentes : personnes précarisées, perte soudaine d’un logement ou encore sinistre comme un incendie.

« Ce seraient vraiment des logements de transit d’urgence, avec une durée limitée. L’idée n’est pas d’en faire un logement à vie, mais une maison tremplin avant de pouvoir retrouver une solution plus durable », précise Kasim Karakaruk. Le calendrier pourrait être rapide. Des premiers contacts ont déjà été pris avec des entreprises spécialisées et, selon le président du Logis, le projet pourrait potentiellement voir le jour en 2027.
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