Nicolas Ullens comparait libre à son procès : sommes-nous face à une justice de classe ?

Nicolas Ullens a également été remis en liberté sous conditions quelques mois avant son procès. La décision a fait polémique, notamment sur les réseaux sociaux. Certains dénoncent une justice de classe, la famille Ullens faisant partie de l’aristocratie belge. Selon Denis Goeman, cette décision est assez courante : "Il faut le rappeler, ce n’est pas une peine avant l’heure, et donc si à un moment le juge a déterminé qu’il était dans les conditions pour pouvoir être libéré avant son procès, effectivement, ça se fait. Mais ça ne se fait pas parce qu’on a un petit 'de' devant son nom ou parce qu’on a un nom beaucoup plus commun".
La plupart du temps, la remise en liberté sous condition est due à la longueur de la procédure avec parfois trois ou quatre ans qui s’écoulent entre les faits et le procès. Pour Nathalie Gallant, la reconnaissance de son acte par Nicolas Ullens a aussi joué en sa faveur : "Je vous dirais qu’on va plus facilement libérer quelqu’un qui est allé se présenter au commissariat et qui a avoué la matérialité des faits que quelqu’un qui conteste alors que ça paraît peu vraisemblable. C’est également un critère d’appréciation. Mais non, ça n’a rien à voir avec la justice de classe".
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de ce débat dans le podcast de Matin Première.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.