États-Unis-Iran: le protocole d’accord de 60 jours a officiellement pris fin

Signé en juin dernier, l’accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran devait ouvrir la voie à une résolution du conflit entre les deux pays. Il prévoyait notamment une période de 60 jours durant laquelle les deux parties devaient parvenir à un compromis sur le programme nucléaire iranien et les sanctions imposées à l'Iran. Un délai qui s’est achevé ce lundi…
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Deux mois après l’accord-cadre conclu entre les États-Unis et l'Iran en juin dernier, rien n’a changé. Et si, après la signature définitive du texte dans la nuit du 17 au 18 juin, l'optimisme était resté très mesuré, il a aujourd’hui totalement disparu. Alors que ce lundi 17 août marque la fin effective des 60 jours prévus dans les termes du deal pour parvenir à une percée, aucune négociation n’a permis d’obtenir des avancées concrètes.
L’objectif annoncé était en effet de mettre fin aux hostilités entre les deux pays en guerre depuis des frappes coordonnées entre Israël et les États-Unis sur l’Iran le 28 février dernier, et de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz bloqué par Téhéran.
Or, depuis le mois de juin, la diplomatie n’a pas avancée, mais elle a même reculé, les points sur lesquels les deux pays étaient parvenus à se mettre d’accord n’ayant pas été respectés.
Point mort
La réouverture du détroit d'Ormuz par l'Iran a ainsi duré moins de trois semaines, du 18 juin au 8 juillet. Ensuite, la confrontation armée a repris et les États-Unis ont imposé un nouveau blocus des ports iraniens le 14 juillet. Si bien que dès le mois dernier, Washington et Téhéran ont considéré que l'accord était caduc…
Si la confrontation armée directe s'est toutefois - pour le moment - arrêtée, l’opposition entre les deux puissances se poursuit sur le plan économique. D’un côté, Donald Trump veut accroître l'asphyxie de l'économie iranienne en continuant le blocus des ports de la République islamique. De l’autre, le régime iranien maintient son étau sur le détroit d'Ormuz, déstabilisant les marchés pétroliers pour fragiliser l'économie américaine à l'approche des élections de mi-mandat cruciales pour le camp MAGA.
En sa qualité de médiateur, le Pakistan tente, certes, de relancer les négociations. Mais pour l'heure, la diplomatie semble bien impuissante…
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