The Daily Newsstand · Free, Always
Monday, September 21, 2026

Les tarifs américains pourraient freiner les progrès économiques au Canada, dit Macklem

Translate

L’imprévisibilité de la politique commerciale américaine a accru l’incertitude pour les entreprises et pourrait freiner les progrès récents de l’économie canadienne, affirme lundi le gouverneur de la Banque du Canada.

Tiff Macklem a souligné, dans un discours à l’attention du Halifax Partnership, que les entreprises ont passé l’année dernière à s’adapter à la hausse des droits de douane et que la croissance a repris.

Mais c’était avant la dernière escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis, à la suite de l’échec des négociations commerciales avec ce pays. Le président a imposé des droits de douane de 50 % sur toute une série de produits canadiens, a décidé d’interdire purement et simplement certaines importations canadiennes et a signé un décret visant à renommer le lac Ontario « lac Amérique ».

« L’imprévisibilité de la politique commerciale américaine a fait augmenter l’incertitude pour tout le monde », indique M. Macklem.

« La dernière escalade pourrait une fois de plus amener les entreprises à retarder leurs décisions d’investissement et d’embauche, ramenant certaines au stade de la réévaluation. »

Vers une croissance divisée par 2 ?

L’économie canadienne a enregistré une croissance de 3,3 % au deuxième trimestre, soit le rythme de croissance trimestriel le plus rapide depuis le début de l’année 2023.

Les derniers tarifs douaniers imposés par Donald Trump touchent près de 28 milliards de dollars d’exportations canadiennes.

Si ces nouveaux droits de douane restent en vigueur, le taux de croissance de l’économie pourrait être réduit de moitié environ au quatrième trimestre, pour passer sous la barre du 1 %, explique Tiff Macklem.

Ces difficultés commerciales surviennent alors que, selon M. Macklem, la guerre au Moyen-Orient continue de faire grimper les prix du pétrole et de l’essence.

« En juillet, à la publication de notre Rapport sur la politique monétaire, on s’attendait à ce que le conflit s’apaise et à ce que les perturbations de l’approvisionnement se règlent peu à peu. Or, des routes maritimes stratégiques restent perturbées et des raffineries ont été endommagées », détaille M. Macklem.

Il ajoute qu’en l’état actuel des choses, si les cours du pétrole se maintiennent autour de 100 $US le baril, la banque centrale s’attend à ce que l’inflation augmente légèrement au cours des prochains mois.

Tiff Macklem précise que la Banque du Canada a jusqu’à présent fait abstraction de l’effet direct de la hausse des prix du pétrole sur l’inflation, mais que le risque que celle-ci devienne plus persistante s’est accru.

View the original on Le Devoir

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.