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Monday, September 21, 2026

Les cols bleus du parc Jean-Drapeau sont en grève ce lundi

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Les quelque 250 cols bleus du parc Jean-Drapeau sont en grève pour la journée, lundi, au lendemain d’une décision du Tribunal statuant qu’ils ne sont pas tenus de fournir des services essentiels.

Publié à Mis à jour à

Lia Lévesque La Presse Canadienne

La Société du parc Jean-Drapeau s’était adressée au Tribunal administratif du travail pour lui demander d’assujettir ces cols bleus à l’obligation de maintenir des services essentiels, en cas de grève, comme s’il s’agissait d’un service public ou d’une municipalité.

Dimanche, le Tribunal a toutefois rejeté la requête de l’employeur.

« Malgré la prétention inverse de l’employeur, il est inexact d’affirmer que la nature de ses services vise à répondre à des “besoins essentiels”, des “besoins d’intérêt général”. Les activités à caractère culturel, récréatif et touristique, bien qu’elles puissent être agréables pour les citoyens, ne répondent aucunement à un besoin essentiel. Ces activités sont évidemment facultatives dans le quotidien de la population québécoise », a conclu le juge administratif Michel Maranda.

Cette journée de grève, qui a lieu lundi, de 0 h à 23 h 59, peut donc se tenir comme prévu.

La Société du parc Jean-Drapeau a tenté de faire valoir l’argument de la sécurité publique, à cause des seringues qui peuvent être trouvées lors du nettoyage par des cols bleus. Elle a aussi soulevé l’argument des Championnats du monde de cyclisme sur route, puisque les cols bleus participent à la mise en place de mesures de sécurité sur l’île Notre-Dame.

Mais le Tribunal a conclu que « si l’employeur ou des organisateurs d’un évènement choisissent de maintenir certaines activités prévues ou encore de permettre l’accès à des bâtiments ou installations situés sur les îles Notre-Dame et Sainte-Hélène malgré la grève des cols bleus, ils peuvent aisément signaler leurs préoccupations à la Ville et à son service de police. Il en va de même pour tous risques de délits ou de comportements malveillants susceptibles de survenir dans les espaces verts ou autres installations situés sur ce territoire ».

Le litige

Le Syndicat des cols bleus du parc Jean-Drapeau est rattaché au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, tout comme le grand Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, qui a pour sa part conclu une entente de principe avec la Ville lundi en fin d’après-midi, évitant ainsi de peu une grève qui devait débuter mardi. Les deux ont des conventions collectives distinctes.

À la mi-septembre les cols bleus du parc Jean-Drapeau avaient rejeté l’offre de l’employeur, et ce, dans une proportion de 95,9 %.

« Tout d’abord, l’offre finale proposée par la Société du parc Jean-Drapeau prévoyait un gel salarial pour les cols bleus du parc Jean-Drapeau alors que l’inflation actuelle affaiblit déjà leur pouvoir d’achat. Deuxièmement, cette entente prévoyait également un processus qui aurait mené à réduire l’accessibilité au régime d’assurance collective. Accepter une telle entente aurait eu pour effet de priver certains des employé(e)s les plus précaires de leurs assurances collectives », a soutenu le syndicat dans un communiqué.

Contactée, la Société du parc Jean-Drapeau a expliqué tout autrement sa position sur la question des salaires.

« Une augmentation significative des salaires liée à l’indexation est applicable à tout le personnel cols bleus. Par ailleurs, la proposition salariale présentée s’inscrit dans une démarche plus large concernant notre structure salariale et les conditions de travail. Cette démarche vise notamment à assurer une plus grande équité entre les différents postes au sein de l’organisation, tout en tenant compte du positionnement de la Société par rapport au marché », a justifié l’employeur.

« Il est important pour nous de considérer l’offre dans son ensemble et non uniquement sous l’angle d’une de ses composantes. Cela dit, les paramètres salariaux font partie intégrante des discussions en cours et nous souhaitons que celles-ci se poursuivent à la table de négociation », a ajouté la Société du parc Jean-Drapeau.

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