Des manifestants toujours mobilisés à Lisbonne et à Porto contre la crise du logement

A Lisbonne et Porto, la nuit s’est déroulée dans le calme, mais les manifestants sont déterminés à rester mobilisés. Des centaines de militants avaient refusé de lever leurs campements malgré les avertissements des autorités leur rappelant que l’occupation de l’espace public obéissait à des règles et qu’ils s’exposaient à des poursuites pour désobéissance s’ils refusaient de se disperser.
A Porto, où le mouvement a débuté il y a une dizaine de jours, Maria Joao Calisto, l’une des porte-parole du mouvement, a indiqué au quotidien Publico qu’un préavis de manifestation avait été déposé pour la période du 21 octobre au 31 décembre.
Mobilisation nationale ?
Des occupants de ces campements ont aussi appelé à une mobilisation à l’échelle de la péninsule ibérique, en souhaitant s’associer à un mouvement en préparation en Espagne et en demandant aux syndicats de convoquer une grève générale le 11 novembre.
Les manifestants accusent le gouvernement de ne pas agir suffisamment face à la crise du logement et de vouloir faciliter les expulsions de locataires à travers une réforme du marché locatif.
Le Parlement a approuvé fin septembre en première lecture une réforme visant à accélérer les expulsions de locataires en cas d’impayés, dans le cadre d’un assouplissement du marché locatif.
Le mouvement portugais intervient à un moment où l’Espagne est le théâtre de manifestations pour le logement qui entament leur quatrième semaine et ont abouti à la convocation d’élections législatives anticipées pour le 29 novembre.
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