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Friday, October 9, 2026

Pluies extrêmes : voici les régions du monde qui seront les plus touchées d’ici 2100

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D'un côté la sécheresse et de l'autre, les inondations : tels sont les deux risques majeurs associés au dérèglement du cycle de l'eau. La hausse des températures entraîne en effet une plus grande évaporation de l'eau de surface des océans : cette humidité s'élève alors vers l'atmosphère et vient remplir de pluie les dépressions, orages et nuages qui circulent.

Cependant, toutes les régions du monde ne seront pas concernées avec la même intensité : certaines vont subir de manière répétée ces pluies intenses, d'autres connaitront un changement plus modéré, et d'autres encore seront davantage touchées par une diminution des précipitions.

« Les épisodes de précipitations extrêmes sont le fruit d'interactions atmosphériques complexes et à plusieurs niveaux », explique une nouvelle étude scientifique publiée dans Nature Geoscience.

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Les chercheurs américains, basés au Texas et au Colorado, ont donc développé des simulations climatiques avec une résolution plus précise (10 à 25 kilomètres) : l'objectif était justement de mieux prévoir, dans le futur, le développement et le comportement des phénomènes météo menant à de fortes précipitations.

« Dans un scénario futur caractérisé par de fortes émissions de dioxyde de carbone, les précipitations extrêmes quotidiennes sur les terres pourraient augmenter d'environ 41 % d'ici 2100 », indiquent les chercheurs. Les fortes pluies, susceptibles de générer des inondations, vont donc quasiment doubler d'ici la fin du siècle !

Les épisodes de pluie extrême vont nettement augmenter sur la Planète, mais pas partout avec la même intensité. © arhendrix, Adobe Stock

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Tous les modèles utilisés pour les simulations ne sont pas d'accord sur la répartition exacte des zones où les fortes pluies vont le plus augmenter, mais les différents résultats permettent de dégager une grande tendance :

  • L'Amérique du Sud, l'Inde, l'Asie du Sud-Est, l'Indonésie, l'Afrique centrale et le nord de l'Australie sont les zones où le risque de précipitations extrêmes va le plus augmenter. Malgré des différences concernant l'intensité, tous les modèles sont d'accord sur le danger accru qui sera associé à ces zones principalement situées dans l'hémisphère Sud ;
  • Les États-Unis vont connaître une augmentation marquée au sud-est et le long de la côte est jusqu'à l'est du Canada. Certains modèles envisagent une augmentation du risque également au sud-ouest, ainsi que le long de la côte ouest du Canada et de l'Alaska.

Les résultats de cinq modèles différents concernant l'augmentation des épisodes de fortes précipitations : en bleu les zones avec la plus faible augmentation, et en orange et en rouge les zones avec la plus forte augmentation du risque. © Nature Geoscience

L’Europe ne devrait pas subir de changement majeur au niveau des pluies

La France fait partie des zones où l'augmentation des fortes pluies sera la plus faible, selon les résultats des chercheurs. Certains modèles prévoient tout de même une augmentation un peu plus marquée au sud-est du pays, le long de la Méditerranée.

L’Arctique, le Canada, la Russie, les pays scandinaves connaîtront également peu d'évolution d'une manière générale.

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