InquirerProsec agrees: Hard to explain VP Duterte funds even with lumped SALNESPN DeportesAsí vivimos jornada 3 de Series Divisionales de Liga NacionalThe Jerusalem PostThree years later, October 7 is still not in the past for Israelis - editorialESPNPadres survive Brewers in Game 3 to extend series한겨레‘산후조리비 지원’ 오락가락 행정…혼선만 부추기는 경기도ZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDF20 MinutenWas hinter der Wut von Frankreichs Jugendlichen stecktCNN TürkAbdulkadir Selvi yazdı... Fon soruşturmasında mesaj net "Çürüyen kol kesilip, atılır"UOLIncêndio atinge fábrica de velas no Jabaquara e teto desabaالنهاراستثمارات كوشنر تحت تدقيق الكونغرس... ما علاقة شركة إسرائيلية بالملف؟SoompiYoo Yeon Seok Is A Single Dad Who Faces Unexpected Crisis In New Drama “The Perfect Lie”01netQualcomm et ARM s’étrillent à nouveau devant la justice : le prix de votre prochain smartphone va-t-il augmenter ?
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, October 7, 2026

Collaborer sans oublier les deux côtés

Translate

Le triomphe du Parti québécois fut en définitive mitigé, Paul St-Pierre Plamondon se retrouvant malgré tout « menotté », ainsi qu’il s’en inquiétait depuis des jours, à la tête d’un gouvernement minoritaire.

Ce dernier pourra néanmoins se tourner vers deux, voire trois, geôliers. Si tant est que le nouveau premier ministre prenne réellement acte de cette volonté populaire fragmentée, en ne fayotant pas qu’avec les conservateurs dans l’espoir de concurrencer la popularité grandissante d’Éric Duhaime, mais en reconnaissant également la conscience progressiste de Québec solidaire (QS) reportée à l’Assemblée nationale. Et pourquoi pas, de surcroît, les racines sociales-démocrates non si lointaines de son propre parti…

Le chef péquiste fut rattrapé dans la dernière ligne droite par sa promesse irrévocable de référendum en fin de mandat, comme en témoigne la surperformance des libéraux et des conservateurs lui ayant barré la route — son gouvernement n’a été élu qu’avec 28 % des voix exprimées, du jamais vu au Québec comme au Canada. Que PSPP ait en outre renoué avec ses vieux réflexes irascibles et victimaires n’a pas dû l’aider non plus. Bien que la main tendue aux partis d’opposition depuis sa victoire soit de bon augure, l’avenir prochain révélera s’il dit vrai désormais ou si ce n’était plutôt le cas lorsqu’il taxait ces derniers de n’être que des empêcheurs de tourner en rond en contexte minoritaire. Pourvu que l’ouverture tardive perdure, au contraire.

Car le Québec s’est révélé fortement morcelé, entre une grande région de la capitale nationale et une partie du Centre-du-Québec aux couleurs conservatrices, des agglomérations montréalaises et outaouaises à prédominance libérale, et tout le « reste du Québec » (ou presque) d’allégeance péquiste. Un nouveau gouvernement qui ne compte donc aucun élu dans les six villes les plus grandes, hormis le siège du chef, un autre dans l’est de l’île de Montréal, de même qu’à Longueuil.

Des points de convergence demeurent, nonobstant. Et pas qu’à droite, dans ces grandes priorités réitérées en matière de réduction de la taille de l’État ou des taxes sur l’essence. Dans la lutte contre l’itinérance, avec ce grand sommet d’emblée annoncé, la création de logements ou la tenue d’états généraux en éducation, le Parti québécois (PQ) pourrait s’allier tant au Parti libéral qu’à QS, tout comme pour s’attaquer enfin à l’urgence climatique. Le Québec n’en sortirait que gagnant.

Pour autant que PSPP s’empresse dorénavant de tisser des liens et que le PQ, comme les partis d’opposition d’ailleurs, ne s’en tienne pas à lorgner les prochaines élections dans une vingtaine de mois, à en croire la durée de vie des précédentes minorités.

Le Parti conservateur du Québec (PCQ), dont le chef sablait le champagne dès 20 h 30 lundi, fera une entrée inespérée « par la grande porte » du Parlement. Éric Duhaime devra cependant assurer la sobriété tant de ses idées les plus simplistes que des sorties de ses députés controversés. Car cette percée du PCQ pourrait être son unique et seule chance, comme celle de l’Action démocratique du Québec fut pratiquement sans lendemains.

QS vient certes d’hériter d’une influence inédite en décrochant sa part de la balance du pouvoir, fort de surcroît de son expérience parlementaire avérée. Avec trois députés de moins ainsi qu’un recul de ses appuis populaires, force est toutefois de constater que le pragmatisme du parti de gauche, face au recadrage de l’électorat québécois, ne paie pas mieux sous différents habits que ceux de Gabriel Nadeau-Dubois.

Charles Milliard a obtenu une rare deuxième chance à la tête du Parti libéral du Québec, en terminant sa timide campagne en doublant pratiquement sa députation et en récoltant à peine 160 000 votes de moins que le gagnant. Le chef libéral devra cependant trouver mieux que de brandir la menace référendaire ainsi qu’une plateforme dépourvue d’audace pour se réconcilier pleinement avec l’électorat francophone.

La dégelée caquiste, bien que prédite depuis l’hiver dernier, n’est pas moins crève-cœur pour Christine Fréchette et son équipe, qui s’étaient permis d’y croire à la suite du bref mandat de la première ministre malgré tout prometteur. Le bilan des huit années de gouvernement fut cependant trop lourd à porter. Et il n’était pas que le sien, la cheffe démissionnaire ne méritant pas tout le blâme qu’elle s’attribue aujourd’hui.

La reconstruction sera titanesque, tout comme faire la démonstration qu’une troisième voie doit demeurer caquiste n’ira pas de soi. Quoi qu’en dise Mme Fréchette, l’abandon de la réforme du mode de scrutin doit être amèrement regretté maintenant que la Coalition avenir Québec (CAQ) en est elle-même victime — ses 13 % d’appuis ne lui ont valu aucun siège, alors que QS en compte neuf avec 39 000 votes en moins.

Pour peu que le PQ ne soit aveuglé par sa fulgurante remontée, il pourra concrétiser cette coopération tant promise dans ce dossier. Et s’il en venait à son tour à tergiverser, il suffira aux élus conservateurs et solidaires de lui rappeler la déconfiture tout aussi précipitée de la CAQ.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.