Rétablir la confiance et gérer la transformation au programme de l'assemblée générale de l'ONU

Dans les cercles diplomatiques belges, on parle de plus en plus souvent d’un "minilatéralisme" qui bâtirait des alliances flexibles sur certains sujets, quitte à ce que ce soit sans certains grands acteurs internationaux. "L’Europe doit élargir son réseau de partenariats. Avec ceux qui partagent notre attachement au droit international et à un ordre fondé sur des règles, nous devons aller plus loin", affirme le ministre Prévot dans un communiqué.
Le chef de la diplomatie belge, qui a effectué fin août une tournée diplomatique sensible au Burkina Faso et au Niger pour maintenir le dialogue avec les pays du Sahel, souligne l’importance de "parler avec ceux avec lesquels nous avons des divergences. Dans un monde plus fragmenté, nous devons être présents partout où nos intérêts sont en jeu, sans renoncer à nos valeurs".
Une approche "transactionnelle" de la coopération au développement, qui apporterait aussi un bénéfice au donateur, n’est plus non plus taboue à ses yeux. C’est "un investissement stratégique dans la stabilité, la prévention et, à terme, aussi dans notre propre sécurité et notre prospérité".
L’aide humanitaire (conflit, épidémie, conséquences du changement climatique) resterait, elle, exemptée d’une telle approche. "C’est précisément face à ces défis que les Nations unies et leurs agences ont une valeur irremplaçable", affirme le ministre.
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