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Thursday, October 29, 2026

Des poules au milieu des noisetiers : à Villers-la-Ville, un élevage mobile qui profite aussi au verger

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Au chemin Notre-Dame, à Villers-la-Ville, les poules se promènent entre les noisetiers, grattent la terre et picorent les insectes. Au milieu du verger, un poulailler monté sur roues abrite une centaine de pondeuses. C’est le projet lancé par Tom, 34 ans, qui a choisi de combiner élevage biologique de poules et culture de noisetiers. 

"Ici, on a 100 poules qui pâturent dans un verger de noisetiers", explique-t-il. Particularité de l’installation : le poulailler et son enclos sont déplacés chaque semaine pour permettre aux animaux de profiter d’une nouvelle parcelle.

Des poules utiles aux noisetiers

Dans ce verger, les poules ne se contentent pas de pondre. Leur présence participe aussi à l’entretien des parcelles et à la fertilisation du sol. "Avec leurs déjections, elles amendent le sol, donc ça apporte vraiment du plus à la vie du sol", explique Tom. Les poules contribuent également à limiter certains insectes susceptibles de nuire aux arbres.

Les poules raffolent de tout ce qui est petits insectes et autres qui pourraient être nuisibles pour les noisetiers.

Cette association s’inscrit dans une logique de complémentarité entre élevage et culture. Les poules trouvent de quoi se nourrir dans le verger, tandis que leurs déjections enrichissent la terre. Une manière de faire cohabiter deux activités agricoles sur une même parcelle.

Un poulailler qui change de place chaque semaine

Le poulailler mobile constitue l’autre particularité de l’élevage. Tom le déplace régulièrement afin de garantir aux animaux un accès à de l’herbe fraîche et d’éviter qu’ils restent trop longtemps au même endroit. "L’avantage, c’est vraiment d’avoir de l’herbe à pâturer pour les poules chaque semaine", souligne-t-il.

Le déplacement permet aussi de renouveler leur environnement. "À chaque fois, elles ne restent pas dans leurs déjections, et donc ça apporte beaucoup moins de traitements médicaux derrière", explique l’éleveur.

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Les poules disposent d’un espace intérieur avec des perchoirs et un jardin d’hiver. En journée, elles ont accès à un parcours extérieur clôturé et protégé des prédateurs.

Pour Tom, le bien-être animal est au cœur de cette démarche. Il a choisi un élevage biologique dans lequel les poules disposent d’un espace adapté. Leur alimentation comprend des grains bio, mais aussi de l’herbe et des insectes qu’elles trouvent en grattant le sol.

Une production locale à taille humaine

Avec une centaine de poules, Tom récolte environ 90 œufs par jour. Il a fait le choix de la vente directe, sans passer par les supermarchés ou les magasins spécialisés.

Les œufs sont déposés dans une petite cabane en bois installée le long de la route, à proximité du poulailler. Les clients peuvent y acheter des boîtes de six ou de douze œufs et régler par QR code ou en liquide.

Le système repose sur la confiance : chacun se sert et paie ses achats. Les boîtes sont mises à disposition vers 17 heures, au moment de la récolte. Et certains jours, les stocks s’épuisent rapidement. "Il y a des jours, à 19 heures, on nous appelle parce qu’il n’y en a déjà plus", raconte Tom.

L’éleveur entend toutefois conserver une activité à taille humaine. Le terrain pourrait accueillir davantage de poules, mais il ne souhaite pas nécessairement augmenter sa production. "L’objectif, c’est de rester à taille humaine aussi. Sur le terrain, on pourrait presque avoir 200, 300, 400 poules peut-être avec la surface. Mais ce n’est pas ma vision des choses pour l’instant", précise-t-il.

Au-delà de la production d’œufs, Tom voit dans cette activité une façon de recréer du lien avec les habitants et de redonner une place à l’agriculture dans les campagnes. Une aventure qui demande du travail, mais dont il apprécie le contact avec la nature et les retours des riverains. "C’est une chouette aventure, ça remet du sens aussi dans nos campagnes", résume-t-il.

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