InquirerSara Duterte trial: Prosecution may call Jaime Cruz as witnessRTP Desporto18h30 Portugal de Jesus já está a trabalharESPNJaMarcus Shephard pays tribute to Mike Leach, other former coaches with game-day ensemblesESPN Deportes¿Qué esperar de Checo Pérez en el GP de Azerbaiyán de F1?The Jerusalem PostKurdish Peshmerga completes its long process of unification - explainerDeadlineTaylor Frankie Paul Says She Doesn’t “Desire To Move Forward” With ‘The Secret Lives Of Mormon Wives’SRF NewsKrieg in der Ukraine – Berichte: EU will Sanktionen gegen russische Milliardäre kippenHipertextualRoborock estrena en España sus nuevos robots aspiradores que cambian la forma de limpiar la casa20 MinutenWas unterscheidet den Fall Xhaka von der Fischer-Affäre?CNN بالعربيةأصيب في ظهره.. فيديو يوثق ما بعد إطلاق النار على سائق فنزويلي في تكساسCBS NewsFlights disrupted at NYC-area airports due to equipment outage, FAA saysABC NewsFlights stopped at Newark, Philadelphia airports due to equipment outage: FAA
The Daily Newsstand · Free, Always
Monday, September 21, 2026

Ukraine: à Zaporijjia, des écoles souterraines pour protéger les élèves des frappes russes

Translate

Comme partout en Ukraine, Zaporijjia est régulièrement la cible de drones. Mais la ville, située à seulement 30 kilomètres du front, est aussi visée par des bombes planantes larguées par des chasseurs russes : des bombes destructrices de l’ère soviétique équipées de systèmes de guidage modernes. Pour protéger les enfants, la municipalité a lancé un vaste plan visant à enterrer ses écoles.

Publié le :

2 min Temps de lecture

Avec nos envoyés spéciaux à Zaporijjia, Nathanaël Vittrant et Sergey Dmitriev

Alors que les sirènes résonnent dans la ville, la cour de l’école et le terrain de basket sont vides. À l’étage, il ne reste plus une seule vitre : toutes les fenêtres ont été remplacées par des panneaux de liège.

Depuis février 2025, pour retrouver les enfants, il faut descendre dans un bunker géant. Toilettes, récréation, sport, cantine et, bien sûr, cours : tout se déroule désormais plusieurs mètres sous terre.

Se sentir en sécurité sous terre

Yaroslav est ukrainien et parle un anglais presque parfait. Il a changé d’école spécifiquement pour pouvoir étudier ici : « J’adore cette école ! Ici on fait tout sous terre donc on se sent toujours en sécurité. Mon école précédente avait aussi un bunker mais il n’était pas très profond et nous n’avions pas la place pour faire du sport, par exemple. C’était très petit », raconte-t-il.

Avant la construction de cette école, les élèves étaient contraints d’étudier à distance. « Il fallait interrompre la classe à chaque alerte aérienne, ils n’avaient aucune interaction sociale, déplore Tatyana Chepkova, la psychologue de l’établissement. Aujourd’hui, ils reviennent à l’école avec enthousiasme. »

Face à la multiplication des frappes, Zaporijjia prévoit d'enterrer 25 de ses écoles pour les protéger des frappes russes. Rien que dans la nuit précédente, deux immeubles résidentiels, un centre commercial et un bâtiment universitaire de Zaporijjia ont été touchés par des frappes russes. Les plus jeunes enfants d’Ukraine n’ont jamais connu d’autre réalité.

Dans la cour vidée de ses enfants, seuls les bus scolaires jaunes typiques de l'Ukraine rappellent que l'on se trouve dans l'enceinte de cette école de Zaporijjia, le 21 septembre 2026.
Dans la cour vidée de ses enfants, seuls les bus scolaires jaunes typiques de l'Ukraine rappellent que l'on se trouve dans l'enceinte de cette école de Zaporijjia, le 21 septembre 2026. © Nathanaël Vittrant / RFI

À lire aussi«Plus personne n’a de véritable emploi du temps»: à Kiev, les familles vivent au rythme des alertes aériennes

View the original on RFI

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.