Une enquête d'Europol a identifié plus de 70 victimes exploitées dans des restaurants indiens

L'enquête a démarré aux Pays-Bas, où deux propriétaires de huit restaurants appartenant à trois chaînes internationales de restaurants indiens ont été interpellés par l'Inspection du travail. Ils sont suspectés de traite d'êtres humains et d'exploitation.
Les suspects auraient abusé de la législation européenne qui permet aux entreprises de faire venir des chefs asiatiques de l'étranger via un processus relativement simple. Mais une partie de ces personnes n'ont pas été engagées comme chefs, mais comme plongeurs, techniciens de surface, serveur ou manager de restaurant.
Les autorités ont également participé à l'opération en Allemagne, au Luxembourg, en Suisse et en Belgique, où un restaurant a été inspecté.
Les responsables auraient forcé les victimes, majoritairement de nationalité indienne, à travailler jusqu'à seize heures par jour, tout en les sous-payant et en les empêchant de quitter le pays. Elles n'auraient pas été rémunérées pour les heures supplémentaires et dans certains cas, les victimes et leurs familles en Inde auraient subi des pressions pour travailler plus dur et ne pas contacter les autorités. Le réseau criminel aurait ainsi généré au moins quatre millions d'euros de bénéfices illicites.
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