L’émerveillement intemporel de «The Legend of Zelda: Ocarina of Time»
En 1998, l’arrivée de The Legend of Zelda : Ocarina of Time a eu l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde vidéoludique. Au-delà d’avoir été une sacrée révolution graphique et d’avoir posé les bases modernes de l’utilisation de la 3D dans un jeu d’action, le jeu est aussi devenu l’expérience Zelda par excellence. Si bien que Nintendo a jugé bon de refaire découvrir la mythique aventure remise au goût du jour. Pari réussi ?
À la première prise en main du Devoir lors d’un événement de présentation en avant-première à New York, le sentiment est indéniable : Ocarina of Time ensorcelle toujours autant.
Que ce soit l’aspect féerique de la forêt Kokiri qui dorénavant remplie de feuillage et de petites lucioles ici et là, la splendeur de la plaine d’Hyrule ou la densité du village au pied du château, les environnements regorgent de détails qui traduisent une identité propre à chacun d’entre eux.
Cette nouvelle version de The Legend of Zelda : Ocarina of Time adopte un rendu visuel qui emprunte une fidélité réservée aux jeux voulant s’approcher du photoréalisme, mais avec une direction artistique plus stylisée. Ça a beau être le jeu Zelda qui a le plus « l’air réel », le style fantastique de la série est encore bien présent.
Un contraste qui demande un certain temps d’adaptation, mais qui fait certainement ses preuves manette en main. En contrôlant Link, on a surtout l’impression d’observer un diorama hyperdétaillé peuplé de personnages qui évoquent un peu des marionnettes.
Prenons l’exemple de la tenue du protagoniste : dans l’original elle est verte et simple en raison des limitations de l’époque. alors que dans cette nouvelle version, on peut notamment déceler qu’elle a été cousue avec un matériel végétal et que des broderies ont été ajoutées à son long chapeau.
Cet hyperdétail fut omniprésent à travers l’heure et demie qu’a pu jouer Le Devoir à travers trois séquences distinctes, au point tel qu’il vient renforcer l’esthétique surréelle pour un résultat réussi.
Intrinsèquement Ocarina
Outre l’aspect visuel, ce Ocarina of Time version 2026 a beau avoir été rebâti de toutes pièces, il conserve la même structure (écrans de chargement entre les zones y compris) et sensiblement la même jouabilité.
Si Link peut maintenant sauter à tout moment à l’aide d’un bouton, courir, nager sous l’eau et se contrôle généralement de manière plus fluide, les combats, l’exploration et les casse-tête demeurent concrètement inchangés.
Au point où, lors de l’exploration de l’arbre Mojo, le premier donjon du jeu, les réflexes ont devancé les pensées. L’avancée dans la séquence fut donc plus instinctive qu’autre chose, même si l’habillage des décors est on ne peut plus différent.
Les ajouts, comme une fresque pour se remémorer le récit et les objectifs, ou la possibilité de fredonner dans le micro de sa manette pour jouer du titulaire ocarina en jeu, sont également les bienvenus, mais n’influencent pas assez l’expérience au point de la dénaturer.
Avec en plus des cinématiques revues et doublés (avec des voix de qualité, tant en anglais qu’en français), The Legend of Zelda : Ocarina of Time peut certainement se vanter de donner le goût de continuer, même si ce n’est pas la première fois que vous parcourrez l’aventure.
Pendant ce temps sur une autre île…
Ocarina of Time ne fut pas le seul jeu présenté lors de l’événement new-yorkais : un essai de quelques mini-jeux de Nintendo Switch Sports Resort était aussi de la partie. À la suite à la fois du somme toute décevant Nintendo Switch Sports (2022) et du réussi Wii Sports Resort (2009), le nouveau jeu qui arrive le 22 octobre prochain s’est avéré, après l’avant-goût d’une heure, être plus innovant et complet que son plus récent prédécesseur.
Se basant toujours sur divers « sports » — comme le bowling, le tir à l’arc, le tennis de table, la planche à roulettes ou encore la bataille de pouces — qui se jouent avec des commandes par mouvement, Nintendo Switch Sports Resort retourne sur la paradisiaque île Wuhu pour accueillir ses activités ingénieusement conçues.
D’un mode solo pour maîtriser les sports à des modes compétitifs entre amis, en passant par de l’exploration (en avion, planche à roulettes ou motomarine), il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux, la prise en main étant on ne peut plus instinctive.
Reste seulement à voir si l’étendue du contenu disponible en vaut la chandelle ou si le design des mini-jeux va finir, ou pas, par lasser.
Nintendo a fourni le voyage et les accommodements qui ont mené à la production de ce reportage. Le Devoir maintient toute indépendance éditoriale.
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