Meurtre d’un enfant : Stéphanie Meunier reconnaît sa responsabilité pour la première fois

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Stéphanie Meunier, condamnée en 2011 à la prison à vie pour le meurtre au premier degré de Jérémy Bastien-Perron, 4 ans, a reconnu vendredi, pour la première fois, sa responsabilité dans la mort de l'enfant.
De retour au palais de justice de Montréal pour tenter de faire abréger sa période de détention obligatoire avant de demander une libération conditionnelle, initialement fixée à 25 ans, la femme aujourd’hui âgée de 47 ans a admis avoir commis un crime monstrueux
.
N'étant admissible à une libération conditionnelle qu'en 2033, elle avait obtenu ce qui est appelé une « clause de la dernière chance » lui permettant de faire une demande de libération anticipée. Elle demeurait admissible à cette clause parce qu'elle avait été emprisonnée trois ans avant son abolition en 2011.
Tout en admettant que ce sont les blessures qu’elle a infligées au petit Jérémy qui ont causé sa mort, elle a déclaré vendredi que ce qu’elle avait fait était ignoble, inacceptable
et que personne ne méritait ça
.
Lors de son procès, Stéphanie Meunier avait plaidé non coupable de ce meurtre survenu en décembre 2008. Elle était alors en couple avec Francis Bastien, le père de la victime, condamné à 50 mois de prison en 2015 pour son rôle dans cette histoire.
Elle a affirmé qu’elle s’était donné le droit de frapper et de violenter Jérémy Bastien-Perron, parce que, a-t-elle dit, son père lui-même le battait. Elle a raconté l’avoir fait au moins deux fois devant Francis Bastien et à trois autres occasions en son absence.
Le drame est survenu une journée où elle avait la garde de ses propres enfants et qu’elle préparait des gâteaux avec eux.
Alors qu'elle venait de rouer Jérémy de coups de pied et de poings, elle a demandé à l'enfant d'aller se laver les mains. C'est alors que Jérémy Bastien-Perron s’est effondré.

Stéphanie Meunier lors de son arrestation en 2008.
Photo : Radio-Canada
Une enfance difficile
Lors de son témoignage, Stéphanie Meunier a également raconté son enfance difficile, évoquant une mère dépressive, un père absent et alcoolique, de même que des grands-parents souffrant de problèmes de consommation d’alcool.
Elle a décrit son grand-père comme un homme violent et a aussi parlé de son frère, qui parfois la traînait par les cheveux jusqu’au troisième étage, a-t-elle raconté.
Prise en charge par la DPJ, elle a affirmé garder de bons souvenirs de cette période, puisque c'est alors que sa mère a commencé à s’impliquer dans sa vie.
Elle a raconté avoir commencé très jeune à consommer de la drogue, et en avoir pris tous les jours lorsqu'elle était en couple avec Francis Bastien.
Elle a toutefois reconnu que rien de cela ne pouvait excuser son geste.
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