Les CLSC vus par les partis politiques comme la clé de voûte du réseau de soins
Le Parti libéral du Québec (PLQ) est devenu jeudi la quatrième formation politique principale de la campagne à placer les CLSC au cœur de son plan santé. Le chef libéral, Charles Milliard, veut en faire le « point d’ancrage » du réseau.
« Concrètement, quand une personne aura besoin de soins, de soutien en santé mentale ou de services sociaux, elle pourra se tourner vers son CLSC », a résumé l’aspirant premier ministre en conférence de presse à Lac-Mégantic. « Son besoin va pouvoir être évalué, pourra être dirigé vers le bon professionnel ou la bonne ressource. »
Avec cette annonce, qui nécessiterait des investissements de 200 millions de dollars, le PLQ devient le plus récent parti à faire des centres locaux de services communautaires (CLSC) la clé de voûte de ses propositions en santé.
Dans sa politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne, présentée en mars, la Coalition avenir Québec prône elle aussi un retour au modèle des années 1970, époque où les CLSC devaient devenir la porte d’entrée du système.
Plus tôt dans cette campagne, Québec solidaire a annoncé vouloir « mettre sur pied un nouveau réseau de 400 points d’accès en première ligne grâce à un modèle qui a déjà fait ses preuves : celui des CLSC ».
Le Parti québécois s’engage quant à lui à injecter 150 millions de dollars sur quatre ans dans ces établissements locaux pour « renforcer la première ligne ».
Le Parti conservateur du Québec y accorde moins d’importance. L’acronyme « CLSC » apparaît trois fois dans le document de 30 pages de son plan santé, chaque fois au milieu d’une énumération des ressources disponibles.
Jeudi, Charles Milliard s’en est pris directement à ses adversaires, ciblant notamment la proposition péquiste d’abolir Santé Québec. « Le Québec n’a pas besoin d’un nouveau brassage d’organigrammes », a-t-il lancé. « C’est à des années-lumière de ce [dont] le réseau de la santé a besoin. »
« Même si la maison est neuve, dans le cas de Santé Québec, il y a des pièces qui ne fonctionnent pas », a-t-il convenu. « Alors, il faut rénover Santé Québec, il faut décentraliser. »
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