Le Royaume-Uni prêt à se joindre à la future banque de la Défense

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, le Royaume-Uni serait prête à joindre les rangs de la banque de la Défense, de la sécurité et de la résilience (BDSR), qui doit s'établir prochainement au Canada.
Rappelons que le Canada a été choisi en avril dernier pour accueillir le siège social de la future institution multinationale qui doit notamment aider les pays de l’OTANà atteindre leur objectif de consacrer 5 % de leur PIB national à la défense.
Je pense que vous pouvez vous attendre à du mouvement dans ce domaine au cours des prochains jours
, nous a déclaré une source gouvernementale à bord de l’avion du premier ministre Carney, en route vers l'aéroport de Manchester.
Le premier ministre Mark Carney doit en effet rencontrer aujourd'hui, à Liverpool, le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham, arrivé au pouvoir il y a quelques semaines.

Le nouvau premier ministre britannique Andy Burnham, lors de la première réunion de son cabinet, à Londres. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Eddie Mulholland
Le Canada et plusieurs partenaires de l’OTAN (Belgique, Grèce, Lettonie, Albanie, Luxembourg, Roumanie, Turquie, Ukraine) ont convenu d’accroitre leurs investissements dans le secteur de la défense, et de mobiliser à grande échelle des capitaux publics et privés pour le financement à faible taux d’intérêt de projets d’achats dans les secteurs de la défense et de la sécurité, pour le secteur public comme pour les PME.
Fusion de deux projets
Londres proposait de créer une banque semblable avec des partenaires différents, dont notamment la Pologne.
Or, le Canada et le Royaume-Uni se seraient entendus pour fusionner leurs deux projets ensemble
, selon les informations obtenues par Radio-Canada.
Une annonce est attendue dans un avenir rapproché
, a ajouté cette source.
Pour le Royaume-Uni, confrontée à des contraintes budgétaires strictes, c'est un moyen d'augmenter massivement ses capacités financières militaires sans alourdir de manière insoutenable sa dette publique.
Il revient maintenant au gouvernement Carney, de choisir la ville canadienne qui accueillera le siège social de la future banque de la Défense. Quatre villes sont sur les rangs : Vancouver, Toronto, Ottawa et Montréal.
Durant leur tête-à-tête, Andy, Burnham et Marc Carney, discuteront également d’intelligence artificielle, de capacité stratégiques, d’économie et de minéraux critiques pour faire progresser l’établissement de la Banque avec la rapidité qu’exige le contexte géopolitique actuel afin que l'institution amorce ses activités dès 2027.
Les deux hommes assisteront ensuite à un match de soccer de la ligue d’Angleterre à Liverpool, histoire de joindre l'utile à l'agréable.
Force expéditionnaire interarmées
Par ailleurs, le Canada pourrait bientôt faire partie intégrante de la Force expéditionnaire interarmées, une coalition militaire dirigée par le Royaume-Uni et composée de dix nations d'Europe du Nord.
Il s’agit d'un réservoir de forces à déploiement rapide capables de répondre aux crises, de défendre la stabilité régionale et de protéger les infrastructures critiques.
Cette force indépendante, agit en complémentarité avec l’OTAN sur le continent européen.
Le Canada participe déjà aux réunions stratégiques de cette coalition, mais n'est pas encore partie prenante de ses activités militaires.
C’est sur le point de changer, notre implication sera beaucoup plus grande dans un avenir rapproché
, indique une source gouvernementale.
Cette force expéditionnaire regroupe des éléments des pays nordiques comme le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège et la Suède. L’Estonie, la Lettonie, la Lituanie de même que les Pays-Bas y participent également.
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