700.000 personnes ont assisté à la messe en plein air du pape Léon XIV à Paris

La messe en plein air célébrée par le pape Léon XIV sur la place de la Concorde, à Paris, a débuté samedi peu après 15 heures, devant une immense foule de fidèles rassemblés le long de l'avenue des Champs-Elysées.
Cette messe, à laquelle assistent 700.000 personnes selon le Vatican, constitue le temps fort de la deuxième journée de visite du souverain pontife en France, la première d'un pape à Paris depuis Benoit XVI en 2008, qui suscite un très fort enthousiasme.
"On a une chance incroyable", s'exclame Suzanne Grangé, retraitée parisienne de 62 ans, venue avec son mari Pascal, 65 ans.
"On avait déjà eu la chance de voir le pape Jean-Paul II à Paris en 1980. Moi, j'étais chef scout à l'époque, j'avais dormi au Bourget avec mes scouts. Donc on sait que ces célébrations sont incroyablement marquantes pour l'Église", souligne son époux.
L'enjeu, pour beaucoup, est de distinguer quelque chose dans la marée humaine. "Je ne verrai probablement rien mais c'est pas grave, l'essentiel c'est qu'on soit nombreux, de participer à la communion", expliquait dans la matinée Marie-Hélène, banlieusarde qui préfère ne pas donner son nom.
Un peu plus tôt, en fin de matinée, des militantes de l'association féministe catholique Magdala déploient une banderole, sur laquelle est écrit "Heureuses celles qui ont soif de justice", pour que les femmes soient "pleinement accueillies" dans l'Église.
Moins d'une heure avant le début de la messe, la sécurité de l'organisation a demandé aux activistes de retirer leur calicot. Elles se sont exécuté et l'ont rangé aux sons des "Alléluia" chantés devant elle.
"Cela montre à que point on a encore beaucoup de boulot à faire, à quel point ils (les responsables de l'Église, NDLR) ont peur des femmes", déplore la présidente de Magdala, Carmen Chaumet, 33 ans, en soulignant que son association n'a fait qu'écrire "un verset de l'Evangile féminisé".
Christelle Colas, 45 ans, venue de Tours, n'ignore rien des "divergences" au sein de l'Eglise. Et c'est justement parce que le pape Léon, dont elle loue la "sensibilité", "cherche à unifier les catholiques" qu'elle n'aurait manqué pour rien au monde la possibilité de venir à sa rencontre.
De la Concorde à l'Etoile, la foule est si dense que les forces de l'ordre recommandent aux badauds et retardataires de rallier l'avenue de la Grande Armée, où peuvent se regrouper les personnes sans billet. Plusieurs camions de police barrent désormais chaque rue permettant d'accéder à l'Arc de Triomphe.
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